Accueil PowerCarp Accueil PowerCarp 510 blogs
2169 articles
1113 albums
14675 photos
3797 vidéos

Affichage de la liste des définitions des articles

Blog - Session 2009-2010

Flux RSS de ce Blog

Pêche en gravière

Votez pour cet article:Je vote pour cet article8
Article de TomSuncarpe26 publié le 24 Août 2010 à 18:25 dans le blog Session 2009-2010 Signaler cet article au Webmaster

Nous sommes le lundi 9 août 2010.

Depuis une semaine, je suis en arrêt maladie pour une paralysie faciale gauche. Un phénomène inexpliqué par les médecins, virus, courant d’air ou encore choc émotionnel peuvent en être la cause. Enfin rien de bien grave, mis à part 3 à 4 semaines de repos.

 

Je profite de ce temps pour trouver le calme de la nature au bord d’un plan d’eau à proximité de chez moi.

 

Je prépare ma session le lundi matin en faisant cuire une dizaine de kilos de maïs et deux kilos de noix tigrées. Les graines sont une obligation dans cette gravière. Il faut compter sur la présence de millier de petits moustachus, nommés poissons-chats.

 

 

 

Poste gauche  

 

 

Je suis sur les lieux le lundi en fin d’après-midi, sur les coups de 18h. Je m’installe sur le côté nord du plan d’eau. Une zone de pêche peu profonde avec de nombreux herbiers.

Je dispose mes cannes sur des piquets individuels pour exploiter un maximum de possibilités de pêche.

 

 

 

 

 

 

 Graviers   

 

 

 

 

Je dépose mes lignes les unes après les autres avec l’aide de mon fameux Tabur orange. Je présente trois lignes dans 1m d’eau sur des tâches de graviers. Avec mes lunettes polarisantes, je vérifie la présentation des montages au fond de l’eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour la dernière canne, je décide de faire un montage tricheur avec une noix tigrée et une bouillette fluo-pop ananas. Je pose la ligne dans 2m d’eau sur des cailloux.

 

La nuit a raison du soleil et mes yeux se ferment.

 

Je suis sorti du lit à minuit. Mon détecteur à led verte s’emballe. Avec le tapis d’herbes bien implanté sur ce plan d’eau, le bateau est indispensable.

Je saute dans ma barque pour rejoindre le poisson. La ligne est enchevêtrée dans les herbiers sur plus de 30m, un vrai carnage. Au bout de quelques manipulations, je prends contact avec la carpe qui m’attendait soigneusement dans un tas d’herbes.

Le poisson est déjà très fatigué, le combat est bref. Je sors une petite commune de 8kg.

Je replace la ligne au même endroit avec un petit montage esché à la black tiger.

 

 

 

Canne de droite

 

 

Vers 2h du matin, c’est au tour de ma deuxième canne de droite de montrer signe de vie. Le détecteur sonne pendant quelques secondes, puis plus rien.

Le poisson doit être dans l’herbe ?

Du haut de mon embarcation, je parviens à me débarrasser des herbiers néfastes.

Que vois-je arriver à la surface ?

Mon bébé koï !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’hisse ce magnifique poisson sur le tapis de réception.

Pour la petite histoire, en 1999, j’ai sorti du Rhône cette carpe koï au poids de 5.6kg. Afin de sauvegarder ce chef-d’œuvre de la nature, je l’ai relâché dans ce plan d’eau plus calme et à l’abri des prédateurs.

 

 Koïkoï

 

C’est avec grand plaisir que cette carpe vient regagner mon épuisette, après 11ans de liberté. Je la pèse à 6.5kg, certainement son poids de maintien. Je photographie ce bijou halieutique, puis la relâche.

J’ai du mal à me remettre de mes émotions, personne n’avait repris ce poisson depuis le Rhône. Je pense qu’elle est venu me faire un petit coucou d’amitié.

 

Vers 4h, je suis réveillé par un bip et la brillance d’une led verte, mais rien de plus. Je me rendors aussitôt.

 

Je termine ma nuit dans les bras de Morphée.

Je réouvre les yeux seulement à 10h pour le petit déjeuner.

 

Je retends les lignes sur les coups de midi. Il ne reste plus une seule trace des amorçages, les poissons-chats et autres nuisibles se sont bien régalés. Même la pop-up a été dévorée par les moustachus.

Mais une ligne me réserve une surprise.

La fameuse led verte de cette nuit ne s’est pas allumée pour rien, il ne s’agissait pas d’un bip anodin. En croyant relever simplement la ligne, je retrouve le montage coincé dans un gros herbier 5m à droite de ma zone de pêche. Mais depuis la sonorité de mon détecteur à 4h, le poisson a eu tout le temps pour s’emparer de l’hameçon en me sectionnant le bas de ligne.

Futée cette carpe !

 

La journée est très calme. Il faut attendre la nuit pour observer de l’activité sur le plan d’eau.

 

Lors de la deuxième nuit, il faut patienter jusqu’à 2h pour entendre à nouveau un son de détecteur de touche. C’est la ligne de droite qui déroule. Une carpe a ingurgité mes noix tigrées équilibrées. Le poisson se faufile entre les herbes, mais je parviens à le mettre au fond de l’épuisette. Je dépose une commune de 9kg sur le tapis de réception.

 

 

 Canne à la bouéeBouée

Bouée

 

 

 

Vers 4h, c’est au tour de la canne de gauche.

Pendant la journée, j’avais pris soin d’installer ma bouée tyrolienne pour survoler les herbiers sur plus de 80m.

Suite au départ sur cette canne, je rame jusqu’à la bouée pour dégager le nylon du mousqueton. J’engage le combat avec le spécimen. C’est avec grande difficulté et un bon quart d’heure que j’hisse une nouvelle commune de 10kg.

Je replace la ligne et m’emmitoufle dans mon duvet.

 

     

 

 

 

 

 

 

Je sors du coma à 11h.

 

La journée est agréable avec un joli ensoleillement, mais rien à signaler du côté des carpes.

 

Pour la troisième nuit, j’ai soigneusement replacé les lignes vers 15h et amorcé à 19h.

 

GrainesBlack tiger

 

C’est à 23h que le bal est ouvert.

La ligne en tyrolienne déroule sans s’arrêter, je ferre et saute dans la barque. Le poisson a tracé tout droit dans les petits herbiers de bordures. Une chance car ils sont moins denses que les autres. La carpe ne se laisse pas manœuvrée à mon goût, un coup à droite, un coup à gauche, pour finir dans l’épuisette. Le poids me semble déjà plus intéressant. Je pèse cette carpe commune à 13.5kg, je la mets au sac de conservation pour des photos demain matin.

 

13.5kg13.5kg

 

Soudain, pendant que je suis au beau milieu du plan d’eau en train de replacer la ligne, j’entends un détecteur s’emballer.

Zut !

C’est la rouge !

Puis c’est au tour de l’écureuil bleu de faire du yoyo.

C’est la panique !

 

Je reviens à toute vitesse à la rame.

En ce qui concerne la ligne au détecteur à la led bleu, je pense qu’il s’agit d’un blanc. Je choisis de saisir l’autre canne suite au violent départ. Mais malheureusement, il est trop tard, le poisson s’est libéré de l’hameçon.

Je n’ai pas le temps de replacer la ligne. La led jaune de mon détecteur s’allume et l’écureuil fait une chute à couper le souffle. Je prends la canne et file sur la surface de l’eau. Je sors une belle tanche de plus d’un kilo.

 

Une heure plus tard, tout est de nouveau en action de pêche.

Quel mouvement d’activité !

 

A 3h, le son de mon détecteur à led jaune me sors du sommeil. Après un combat sympathique, je mets au sec une miroir de 9.5kg.

 

La ligne redémarre à 6h, j’extrais de l’eau une petite commune de 4kg.

 

Comme la veille, je prépare la quatrième et dernière nuit vers 15h, en replaçant les montages.

 

Après un petit festin de soirée, me voilà avec la peau du ventre bien tendue.

 

 

 

 

18.5kg

A ma grande surprise, je n’ai pas le temps d’entamer ma digestion. Il est 21h, ma deuxième ligne de gauche démarre. Je saisis la canne et pars à l’abordage. Pour ne pas changer, le poisson slalome les herbiers à ne plus en finir. Les rushs sont puissants entraînant la barque sur plusieurs mètres.

Enfin j’aperçois la bête et quelle bête !

Elle monte plusieurs fois à la surface avant de la rendre prisonnière des filets. C’est une très belle miroir, certainement supérieur à 15kg.

 

 

 

 

 

 

 

18.5kg

 

 

 

 

 

J’hisse le poisson dans l’embarcation et regagne mon campement.

Le peson se stabilise sur 18.5kg, me permettant de rajouter 500g à mon record en carpe miroir sur ce plan d’eau.

 

Même avec le ventre plein, j’accepte volontiers un dessert comme celui-là.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ma ligne de gauche refait des siennes à 3h, je sors une nouvelle commune de 8kg.

 

Je me lève et déjeune vers 9h, puis commence à plier bagage.

Je rentre chez moi à 11h30.

 

J’ai vraiment passé une très bonne session de pêche. Le temps était très beau avec des températures estivales et le poisson en activité.

Le bilan est de 11 départs pour 9 carpes sorties, dont une koï de 6.5kg et une miroir de 18.5kg.

Thème: Sessions de pêche | Département: Ardèche (07) Lien permanent | Voir les 7 commentaires
Tags: -

Pêche en club Suncarpe26

Votez pour cet article:Je vote pour cet article7
Article de TomSuncarpe26 publié le 13 Août 2010 à 18:08 dans le blog Session 2009-2010 Signaler cet article au Webmaster

Nous sommes le 23 juillet 2010.

Cette date est cerclée en rouge sur mon agenda. Elle fait partie du planning des pêches en commun avec mon club Suncarpe26.

Le lieu de notre rencontre est prévu sur les berges du Rhône, sur le parcours de pêche de nuit du Pouzin (Ardèche).

 

Nous ne nous sommes jamais réuni ensemble sur ce nouveau terrain de jeu. Pour la plupart d’entre nous, c’est la découverte.

J’ai eu qu’une seule fois l’occasion en hivers, d’affronter les carpes de cette zone. Une pêche qui s’était soldée par un capot.

 

J’arrive sur place le vendredi soir, vers 17h30.

Je suis le premier à poser les pieds sur le parcours entre les deux gigantesques éoliennes. Pendant un quart d’heure, je trotte sur le chemin de halage afin de détecter une trace d’activité à la surface de l’eau.

Je ne détecte rien dans mon champ de vision pour me décider dans le choix d’un poste.

Le parcours de pêche se trouve à quelques centaines de mètres d’un barrage hydroélectrique.

 

Le temps est au soleil, mais le vent du nord souffle très fort en rafale. Cela ne va pas simplifier notre pêche.

 

Poste

 

Je fais jouer mon expérience pour me lancer dans le choix de mon poste de pêche. Je choisis une zone mitigée entre le courant et le calme de la retenue du barrage. Une bande d’herbier est présente sur une dizaine de mètres de la bordure.

 

Guillaume, Xavier et François arrivent à 18h.

 

Je propose à François de s’installer à côté de moi, pendant que ce temps-là, Guillaume et Xavier prospectent les lieux et finissent par planter la tente en bas du parcours.

 

 

 

 

 

 

 

 

 Poste

 

Par la suite, c’est au tour de Dorian, Jordan, Olivier, Dominique et Quentin d’arriver sur les rives du Rhône.

 

Je m’installe tranquillement avec François, en mettant la tactique au point.

Avant toute chose, je pars affronter les vagues pour écho-sonder la zone de pêche.

Le terrain est sympathique, en offrant plusieurs opportunités de passages à poissons. Il se présente à nous les herbiers en bordure dans 2m d’eau, une première cassure de 3 à 4m de fond, à 20m et une autre cassure de 5 à 6m de fond, à 40m.

 

 

 

 

 

 

 

Nous optons pour une pêche en pyramide. Mes lignes sont positionnées de gauche à droite en m’éloignant progressivement du bord et François représente le même schéma à l’envers. Cette pêche permettra peut-être d’intercepter les carpes navigant sur cette bordure.

 

Le matériel est opérationnel vers 20h.

 

François

 

 

 

Nous nous réunissons sur notre poste pour grignoter quelques amuses gueules autour d’un verre de whisky. Une bouteille dédiée à mes 30ans, consommée avec modération.

Après quelques bons moments de rigolades, nous allons nous coucher vers 2h.

 

 

 

 

 

 

 

C’est aux alentours de 4h que je suis réveillé par le son de mon détecteur de touche. Le départ est sans appel, la bobine du moulinet tourne à toute vitesse.

Je saisis la canne et saute dans la barque pour combattre ce poisson. Le spécimen se réfugie dans les herbiers, mais avec quelques efforts je hisse le poisson à l’épuisette.

Une fois sur la berge, l’aiguille de mon peson indique 8kg.

Certes une petite commune, mais la première sur ce parcours de pêche. C’est toujours une victoire pour un carpiste lors d’une première prise en terrain inconnu.

 

Après une petite grasse matinée, je me lève vers 9h30.

En buvant mon café offert par François, je prends les nouvelles des autres collègues.

 

Je suis le seul à sortir un poisson, Xavier et Dominique échouent devant l’épuisette.

 

BarbecueBarbecue

 

Pour le repas de midi, nous nous rassemblons sur le poste de Dorian et Quentin, pour déguster de la viande grillé au barbecue.

Le dessert est apprécié par Dominique, une jolie miroir de 8kg.

 

8kg8kg

 

 

 

J’y ai cru à mon tour quand ma central se met soudain à sonner. Je cours jusqu’à mon poste et aperçois un gros tronc d’arbre en train de dériver dans mes lignes.

Fausse joie !

 

Le reste de l’après-midi est écoulé par les siestes et les parties de pétanque.

 

Olivier et JordanQuentin

 

Le vent ne nous laisse aucun répit, il souffle sans relâche.

 

En fin de journée, je prépare avec François quelques boules de pellet pour un amorçage plus conséquent que la veille.

Nous ne changeons pas de tactique, je dispose trois lignes au pellet de 25mm et une à la bouillette écrevisse.

 

Nous regagnons une deuxième fois le poste de Dorian et Quentin pour un autre barbecue.

 

Nous rentrons à nos campements vers minuit.

 

A peine une heure plus tard, l’un de mes détecteurs s’emballe. Comme la nuit précédente, je saute dans la barque et sors une jolie miroir de 13kg.

Le sommeil de mon voisin est solide, pas un signe de vie de sa part.

Je décide de garder ce poisson au sac de conservation.

 

13kg13kg

 

Je relance la ligne et retourne me coucher.

Je n’ai pas le temps de fermer les yeux. Un détecteur bip, puis émet un son en continuité.

Je surgis de la tente et prends la canne à pleine main. Le poisson n’ai pas très violent. J’arrive à le sortir du bord, sans utiliser l’embarcation.

Sur le bord, c’est avec déception que j’aperçois la prise d’un barbeau.

 

Une heure plus tard, c’est encore la même ligne qui démarre.

Cette fois le poisson ne se laisse pas faire en me reprenant plusieurs mètres de fil. Je prends la barque pour minimiser la décroche éventuelle. Une fois sur place, je monte le poisson à la surface.

Quelle surprise !

Encore un barbeau !

Une fois sur la terre ferme, j’examine la bête. Je viens de battre mon record en barbeau, je pèse ce poisson blanc à 5kg.

 

Vers 4h du matin, j’enregistre un nouveau départ sur la deuxième cannes de gauche. Cette fois j’espère que cela n’est pas un barbeau !

Au ferrage, le poisson me reprend plusieurs mètres de fil en se réfugiant dans le courant. Du haut de ma barque, je suis le sillage de ce spécimen. Après quelques allés-retours au milieu du Rhône, le poisson déclare forfait et se jette à l’épuisette.

Je dépose une petite commune bien combative de 8kg sur mon tapis de réception.

 

Je me lève et déjeune vers 9h.

J’apprends que Xavier a sorti une carpe commune de 11.5kg.

Je file à sa rencontre pour procéder à une séance photo. Arrivé sur place, 400m en dessous de mon poste, je l’aperçois en train de peser un autre poisson.

Pile poil pour les photos !

 

Pesée11.5kg et 12.5kg

Pesée11.5kg et 12.5kg

 

 

Guillaume et Xavier prennent chacun une carpe dans les mains pour figer le souvenir.

L’image est dans la boîte, deux beaux poissons de 11.5kg et 12.5kg.

 

L’heure est au rangement des campements, tout le monde regagnent son domicile.

 

Pour une première sur ce parcours de pêche de nuit, le bilan est plutôt favorable.

Nous enregistrons 8 départs pour 6 poissons. Comme souvent en rivière, les deux postes les plus productifs étaient en extrémités.

Thème: Sessions de pêche | Département: Ardèche (07) Lien permanent | Voir les 3 commentaires
Tags:

Pêche sur le Rhône

Votez pour cet article:Je vote pour cet article17
Article de TomSuncarpe26 publié le 15 Juillet 2010 à 12:22 dans le blog Session 2009-2010 Signaler cet article au Webmaster

Nous sommes le vendredi 02 juillet 2010.

Je vais retourner pêcher, sur le poste de mes dernières vacances.

Cette fois, je compte bien ne pas quitter les lieux, en milieu de session. Le Rhône s’écoule comme un long fleuve tranquille, se baladant d’un herbier à l’autre.

La veille, j’ai préalablement amorcé la zone de pêche, avec des bouillettes et du pellet.

 

 

 Poste

 

 

 

J’arrive sur place le vendredi soir, vers 17h30.

C’est la canicule depuis une semaine, le thermomètre affiche plus de 30°C.

C’est la raison pour laquelle j’ai choisi ce poste de pêche. Le courant est non négligeable avec de gros herbiers sur la digue et la bordure. Avec de telles températures, le poisson a besoin d’oxygène et d’abris contre le soleil. Les conditions halieutiques sont idéales pour faire une bonne pêche.

 

 

 

 

 

 

 

 

Je m’installe péniblement, en essuyant les gouttes de sueur dégoulinantes de mon front.

J’esche mes trois premières lignes aux pellets de 25mm. Mon schéma tactique est de stopper le poisson montant et descendant dans le courant. Je dispose mes lignes en formant un éventail de la gauche vers la droite.

Pour la dernière canne, comme la fois d’avant, je sors ma bouée tyrolienne.

Je dépose mon gadget sur la digue présente à 70m du bord.

Je garnis le cheveu de mon hameçon avec deux bouillettes carnées. Je pars poser la plombée une dizaine de mètres derrière la bande d’herbier. Lors du retour, j’emprisonne mon fil dans le mousqueton de la bouée. Une fois sur la berge, je tends la ligne de manière à ce que la bannière ne touche plus l’eau.

 

 

 

BouéeBouée

 

BouéeBouée

 

 

 

 

Il est 20h, je peux enfin poser mes fesses sur mon level-chair.

Il fait encore très chaud, plus de 20°C. Le sommeil va être dur à trouver.

Je prends une bonne douche, histoire de revigorer le bonhomme.

Je conseille à tout le monde l’achat d’une douche solaire : c’est que du bonheur.

 

Je mange un morceau et vais me coucher un peu plus tard.

 

Je suis réveillé vers minuit.

Le détecteur de ma deuxième canne de gauche s’emballe pour ne plus s’arrêter.

Je saute dans la barque pour passer au-dessus des herbiers. Avec quelques efforts, je sors une petite commune de 8kg.

Dans la foulée, je replace ma ligne.

 

Deux heures plus tard, c’est à nouveau la même ligne qui déroule. J’engage le combat du haut de ma barque. Je me fais traîner sur plusieurs mètres, dans la descente du courant. Finalement, le poisson monte à la surface et se glisse au fond du filet.

Il s’agit certainement d’une belle commune, vu la difficulté à hisser le poisson dans la barque.

De retour sur la berge, le peson indique un poids de 15kg. Voilà une bonne chose de faite !

 

 

 

 

 15kg15kg

 

En fin de nuit, je sors encore 3 poissons entre 7 et 11kg, sans compter les prises de brèmes et barbeaux.

Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit.

Par chance, j’ai pu monter mon abri derrière les arbres, pour avoir de l’ombre toute la matinée. J’arrive à dormir un peu, entre 9 et 11h.

 

Il est bientôt midi, c’est l’heure de manger.

Les carpes l’ont bien compris. J’enregistre un départ sur ma canne de gauche. Je pose une nouvelle petite commune sur le tapis de réception.

Je relance la ligne aussitôt.

Je n’ai même pas le temps de regagner mon siège qu’elle redémarre instantanément.

Rebelotte : barque, combat, mise à l’épuisette, retour à la rame, pesée et relâche du poisson, sans toucher les 20 mille de la case départ.

 

Cette fois, c’est à mon tour de dévorer une bonne salade de tomate.

 

Vers 14h, je reçois la visite de « Nouveau ». Un collègue de pêche, membre et trésorier de mon club Suncarpe26.

Il décide d’aller chercher son matériel pour s’installer à côté de moi.

 

Il fait vraiment très chaud, sans un brin d’air. Je tourne autour des arbres pour profiter d’un peu d’ombre.

 

« Nouveau » me rejoint vers 16h, en montant son matériel sous un gros soleil de plomb. Voilà une bonne solution pour brûler les graisses.

 

Je sors encore quelques poissons dans l’après midi.

 

Nous profitons d’un bon barbecue à la tombée de la nuit.

Après deux nouvelles carpes, nous pouvons attaquer le dessert.

 

 

 

10kg10kg

 

Je prends ma douche et me couche un moment après.

Pas le temps de fermer les yeux, j’entends le sifflement d’un détecteur de « Nouveau » . Puis quelques minutes après, un autre départ sur sa batterie.

« Nouveau » me demande de l’aide, j’accours pour saisir la deuxième canne.

Nous mettons deux carpes en même temps sur le tapis, dont une jolie miroir de 12.5kg.

 

12.5kg12.5kg

 

Je regagne mon couchage pour essayer de trouver le sommeil.

Rien à faire, les poissons ne me laissent pas tranquille, mes détecteurs émettent des bips intempestifs toutes les cinq minutes. Les brèmes doivent sucer mes pellets sans se piquer.

Soudain, mon détecteur de droite se met à hurler. Il s’agit de la ligne suspendue à la bouée.

En sortant de la tente, je suis flashé telle une star de cinéma. Un orage gronde autour de moi.

Dans ma barque, au milieu du Rhône, je ne fais pas le malin avec une canne en carbone à la main. Le poisson ne me facilite pas la vie. Il descend à grande vitesse dans le courant. Je me retrouve à plus de 300m de mon poste de pêche.

J’essaie de ne pas trop lever la canne en l’air, je ne voudrais pas me transformer en toast grillé.

La carpe vient petit à petit, pour finir à l’épuisette.

Je reviens à la rame et remets à l’eau ce poisson de 10kg.

 

Je ne prends pas de risque, la ligne reste sur le rod-pod avec l’hameçon accroché à l’anneau.

Je n’ai pas le temps de me recoucher, j’ai une nouvelle touche sur la ligne de gauche. Je sors une petite commune de 7kg.

Comme la canne précédente, je ne rejette pas la ligne.

 

Il fait seulement quatre gouttes, l’orage a dû éclater derrière moi, sur les collines ardéchoises.

 

Je trouve enfin le sommeil, je n’en pouvais plus.

 

Après une grasse matinée bien méritée, je me lève vers 10h.

« Nouveau » n’enregistre aucun départ dans la nuit.

 

 

Pliage

 

 

 

 

 

 

 

Je déjeune et commence à plier bagage, pour un départ à 11h45.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques heures plus tard, j’apprends qu’il est tombé de la grêle, pendant trois quarts d’heure, sur le Puy en Velay.

Heureusement que cet orage m’a épargné, malgré une petite pensée aux gens touchés par ce sinistre.

 

Le bilan de cette session est très bon. J’enregistre 12 départs, pour 12 carpes, dont une belle commune de 15kg. Ce poste me réserve toujours de bonnes surprises.

Malgré une deuxième nuit écourtée, je suis satisfait de cette pêche.

Il ne faut pas jouer avec le feu, la pêche reste avant tout un plaisir.

  
Thème: Sessions de pêche | Département: Drôme (26) Lien permanent | Voir les 5 commentaires
Tags: -

Retenue de barrage

Votez pour cet article:Je vote pour cet article5
Article de TomSuncarpe26 publié le 7 Juin 2010 à 17:47 dans le blog Session 2009-2010 Signaler cet article au Webmaster

Nous sommes le mardi 11 mai 2010.

Suite à la montée des eaux du Rhône, je suis obligé de quitter mon poste de pêche.

 

Je pars pour une nouvelle destination, sur la retenue de barrage de la Roche de Glun.

 

J’arrive sur place vers 17h. Par précaution, je décide de m’installer sur le haut du parcours. Avec le pont de l’Ascension et le Rhône en cru, les carpistes devraient arriver en force durant le weekend.

Cette zone de pêche n’est pas souvent occupée, car il faut charrier le matériel sur plus de 200m.

Je connais parfaitement les lieux, je pêche cet endroit depuis 1997. Le poisson est très lunatique, mais je tente le coup. De toute manière, les circonstances ne me laissent pas le choix.

 

Je décharge le Kangoo en quatrième vitesse et mets la barque à l’eau.

Je dépose un premier repère sur la bordure de gauche, dans 2.5m d’eau, derrière les herbiers et un second à 100m du bord, dans 8m de fond, sur la pente d’un petit plateau.

 

Je pose la première ligne de gauche en bateau, juste à côté du repère. Le montage est muni d’un pellet de 25mm et d’une chaussette soluble en 15mm.

La seconde canne est à la bouillette crabe, 20m à droite de la première ligne.

Pour la troisième ligne, je pars déposer le montage à la bouillette crabe, sur la berge d’en face, dans 4m d’eau.

Enfin, la dernière ligne est posée sur le deuxième repère, avec un montage au pellet de 25mm.

 

La surface de l’eau est recouverte de troncs et d’autres détritus amenés par le Rhône. Je ne pense pas être dérangé, car le courant est très faible.

 

posteposte

 

Je dévore un bon repas et me couche vers 23h.

 

J’ai bien sous-estimé la puissance du courant. Je suis réveillé régulièrement la nuit, par l’accumulation des branches sur mes bannières. A plusieurs reprises, je prends ma barque pour faire le ménage.

 

Au lever du jour, je suis réveillé par un cri et quelques paroles en langues étrangères.

Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?

 

Je sors la tête, en apercevant trois hommes équipés de combinaisons et de débroussailleuses. Des ouvriers de la CNR (Compagnie Nationale du Rhône) veulent nettoyer mon poste de pêche, situé sur une borne kilométrique. Quel réveil !

J’écarte mes affaires comme je peux, pour leurs laisser le champ libre. En moins de cinq minutes, je me retrouve sur une jolie pelouse.

 

Après ce grand déménagement, je décide de retendre les lignes.

Elles sont totalement enchevêtrées dans les troncs.

Je remonte les lignes pour les reposer en bateau.

Malheureusement, je n’arrive pas à ramener la ligne d’en face. Le plomb doit être bloqué dans les roches.

Je prends la barque, en moulinant lentement jusqu’au spot de pêche.

Voilà une belle surprise !

Je retrouve mon plomb coincé au nœud de raccord, entre le corps de ligne et le brin d’arracher en gros nylon.

Je dois avoir une carpe de pendue !

 

 

8kg

 

En effet, je distingue le poisson 10m plus loin, tranquillement dans les herbiers. Il y a un petit problème technique, je suis parti sans l’épuisette.

Après un combat sympathique, j’aperçois une petite carpe commune. Tant bien que mal, je plaque le poisson contre la coque du bateau et l’attrape avec mes bras.

Je dépose cette prise inespérée, sur le tapis de réception du bateau.

Heureusement que ce poisson fait seulement 8kg, sinon, sans épuisette, c’est mission impossible.

 

 

 

 

 

 

La journée est très maussade, il pleuvine de temps à autre.

 

A 16h30, je suis surpris par un départ sur ma canne de gauche. Sur cette retenue de barrage, les touches en journée sont rares.

Malheureusement, le poisson a slalomé les herbiers de bordures, même en prenant la barque, j’arrive trop tard, la carpe n’est plus au bout de l’hameçon.

 

Vers 19h, je replace toutes mes lignes, pour optimiser un maximum de départs la nuit.

 

Je regagne mon duvet, vers 23h.

 

 

 

Dans cette nuit de mercredi, je suis réveillé à 2h. Mon détecteur de droite ne s’arrête plus de siffler. J’attrape la canne et coupe l’élan de cette carpe. Le poisson ne se laisse pas faire, il navigue de droite à gauche en me résistant.

Je finis par ramener ce spécimen sur le bord, pour le mettre au fond du filet. Il s’agit d’une jolie commune de 11.5kg.

 

 

 11.5kg11.5kg

 

 

Au lever du jour, vers 6h30, c’est ma deuxième ligne de droite qui déroule. Je prends contact, en m’apercevant très vite que la ligne est sectionnée. La berge d’en face est constituée de roches empilées, mon nylon de 60 centièmes n’a pas résisté aux frottements.

 

Vers 8h, c’est au tour de ma ligne de gauche. Le poisson se faufile dans les herbiers, mais sans trop de difficultés, je sors une petite commune de 8kg.

 

Vers 9h, Xavier, un petit jeune de mon club, me rejoint pour finir la semaine. Il s’installe en dessous de mon poste.

C’est avec grand plaisir que je lui enseigne quelques montages et méthodes de pêche. Cela fait seulement un an qu’il pratique la pêche de la carpe, il ne connaît pas encore toutes les ficelles du métier.

 

De la même manière que moi, il disperse les lignes sur les spots stratégiques.

 

Nous commençons tranquillement à papoter, lorsque la ligne déposée sur la berge d’en face, se met à dérouler.

Il est 14h, Xavier va peut-être sortir sa première carpe du Rhône.

Malheureusement, il a le droit à la même tragédie que moi. Le poisson a sectionné le fil sur le départ.

Avec déception, il remonte la ligne en rajoutant un brin d’arracher plus long.

 

Vers 15h30, son détecteur se remet à siffler. Il prend contact, cette fois le poisson est piqué.

Nous sautons dans la barque, pour minimiser les risques de perte dans un obstacle. Le combat est bref, avec une petite commune de 8kg, prisonnière à l’hameçon.

Xavier est comme un fou, c’est la première du Rhône.

 

8kg8kg

 

Il est 16h, je relève mes lignes, je dois m’absenter pour la nuit.

Je suis invité d’anniversaire, pour les 30 ans d’une amie.

 

De retour vers 10h, je prends les nouvelles de la nuit, auprès de Xavier.

Je le retrouve avec un visage dépité. Sur les coups de 4h, après un gros combat, il a manqué un très beau poisson devant l’épuisette. Certainement une belle miroir de plus de 15kg.

Malgré tout, il garde le moral avec une commune de 11kg, prise en soirée.

 

Pendant la nuit, le poisson a été très actif sur mes spots d’amorçages. Xavier me dit que de nombreux sauts de carpes ont été significatifs sur ma bordure de gauche.

Bien sûr, quand le chat n’est pas là, les souris dansent !

 

Je dépose mes lignes vers 11h, pour essayer d’enregistrer un départ dans la journée.

 

Mais il est déjà 18h et rien !

 

Nous repositionnons nos lignes pour la nuit.

 

Nous mangeons ensemble vers 21h, puis allons nous coucher.

 

La nuit est vraiment mouvementée. Un groupe de teuffeur est installé 200m derrière nous. La musique, si nous pouvons appeler cela comme ça, est très forte. Après quelques verres et autres, ils arrivent même à crier plus fort que le son des enceintes.

Je suis à deux doigts de craquer, en appelant la police. Je ne sais pas comment les riverains font pour supporter ce boucan.

Enfin, je prends sur moi en essayant de trouver le sommeil.

 

Vers 2h du matin, à travers le bruit de la musique électro, je distingue le sifflement de mon détecteur de droite.

Je ferre et ramène une petite miroir de 7.5kg.

 

Il se passe le même scénario vers 4h, avec une commune de 8kg.

 

appât

 

Je me lève avec un petit déjeuner, aux alentours de 9h.

 

Un vent violent se met à souffler sur le Rhône.

Avec l’aide de mon moteur thermique, je décide de retendre la ligne de la berge d’en face. Je ne me suis pas rendu compte de l’ampleur des vagues. Arrivé au milieu du plan d’eau, il se forme des creux de plus de 50cm. Je commence sérieusement à baliser. Je dépose le montage et retourne avec grande prudence sur la terre ferme.

 

 

 

 

 

 

Malgré tous nos efforts, nous ne faisons rien de plus dans la journée de vendredi.

 

C’est la dernière ligne droite avant de retrouver mon boulot.

Je dispatche mes lignes pour la nuit.

 

J’enregistre encore deux départs sur ma canne de droite. Je sors deux nouvelles communes de 8 et 9kg.

 

 

 

 

pliage

Il est 10h, je commence à plier bagage pour regagner mon domicile.

 

Le kangoo est chargé et la barque est bien sanglée sur la remorque. Je fais 100m sur le chemin et que vois-je !

Nous avons complètement oublié d’enlever les repères.

Il est hors de question, de laisser traîner nos flotteurs à la surface.

 

Je stoppe mon véhicule et sors une canne de mon fourreau.

Après plusieurs tentatives de lancés, j’accroche mon repère à l’hameçon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, cette fois, direction la maison !

 

Je suis satisfait de cette session, ce lieu de pêche reste assez difficile.

Le seul regret que je peux avoir, est le manque d’un beau poisson de plus de 15kg.

Enfin, je fais tout de même 10 départs pour 8 poissons.

 

Le solde de mes vacances se porte à 33 départs pour 30 carpes, avec un poids total de 300kg.

 

Thème: Sessions de pêche | Département: Drôme (26) Lien permanent | Voir les 3 commentaires
Tags: - -

8 pages  1 2 3 4 5 6 7 8»

Config - Logos - Annonceurs - Copyright © 2000-2010 PowerCarp - Tous droits réservés - Contact - Charte - C.G.U.
Connexion - Résolution minimale: 1024 x 768 - Dernière évolution: le 1 Février 2010 - Plan du site
Aide - Nouveautés - Fils d'information de PowerCarp - Téléchargements