Pas le choix Malgré la météo qui nous annonce un hiver trainard, j'ai envie de me retrouver au bord de l'eau; malheureusement pas encore en rivières (toujours en crue et hautes) ! Pour débuter cette année, je resterai sur les petits étangs de proximité, et m'attaquerai sérieusement à l'étang "Brondeau" dés que possible (je n'y ai pêcher que 4 ou 5 fois, l'année dernière, avec ses poissons encore plus lunatiques en hiver). Pour le moment, il me reste l'étang sous Sainte-Anne pour faire mes premiers poissons. En 2009, j'en ai touchés beaucoup entre 4 et 15 kg; je sais que cet étang abrite une faible population de poissons dépassant la barre des 20 kg (j'ai eu la chance de poser une belle commune de 19 kg sur mon tapis de réception, et d'apercevoir une belle Miroir beaucoup plus lourde). Dans tout étang, gravière,lac et rivière, les plus petits poissons se mettent toujours à table en premier, le plus souvent, et il est assez aléatoire de prendre une belle mémére sur un coup ratissé au peigne fin. Seuls l'hiver et le début du printemps sont favorables à la prise de belle carpes ! Je vais donc essayer de toucher quelques poissons avant le printemps (petit défi perso); rien de tel pour se motiver et vous relater mes sessions ! Préparation de mon amorçage Vendredi 5 mars, il fait encore très froid avec les tempèratures avoisinant -6°C le matin et à peine 5 °C en journée (dur-dur) et la vague de froid est accompagnée du vent du nord (ce qui procure la sensation de goutte au nez). Moi qui ne suis pas du genre à être frileux n'ai pas envie de prendre un autre capot sur les 5 ou 6 sorties ques j'ai déjà faites, mais pense à préparer une nouvelle approche sur une partie de l'étang où je n'ai pas pêché depuis longtemps. Dire que le poste que j'ai choisi est aussi bien, est compètement faux, mais je pense qu'il est beaucoup plus productif, quand les poissons y sont bien conditionnés. Pour ce vendredi, j'ai donc décidé de préparer la base de mon amorçage ALT. Jeudi, j'ai fait tremper 3 kg de maïs dans un grand volume d'eau. 2 jours, après, les graines ont superbement bien gnflé et pris 1 kg de plus.  IL ne restait qu'à les faire cuire en cocotte, et j'obtiens 1 kg de plus. Après les avoir fait égoutter (pour ne pas avoir d'eau au fond du seau qui risquerait de faire pourrir l'ensemble d'ingrédients, car je prèpare un seul seau pour une semaine d'amorçage), j'y ajoute 500 g de croquettes pour chien coupées en 2+1,5 kg de pellets de 1,8 mm. 
Résultat de mon amorce !  Poste choisi et amorçage Samedi 6 mars : 1er jour d'amorçage sur un secteur que je connais bien pour y avoir pêché la première fois et où j'ai découvert ce qu'était une carpe, et attrapé le virus carpiste, dans ma tendre enfance. C'est donc muni de la pelle-louche et du seau d'amorce, sous le vent du Nord chargé de neige, que ma femme et moi nous nous rendons sur les lieux; aucun pêcheur à l'horizon (normal, avec des tempèratures qui atteignent à peine 2°C). Une fois sur place, je constate que le vent souffle latéralement; ce qui ne sera pas facile pour amorcer ! Je tente tout de même le coup, et les graines sont bien éparpillés sur une large zone à moins de 10 m du bord; tant pis, demain je prendrai le bateau amorceur pour aller où je veux, la prochaine fois ! La neige tombe de plus belle lorsque je termine d'amorcer (peu pour ne pas gaver les poissons actifs en cette saison hivernale). Je procèderai a un amorçage tout les 2 jours.  En chemin, malgré la neige, l'envie de pêcher me titille un peu (ça m'arrive par n'importe quel temps). Un petit coup d'oeil à la jonction entre la Meurthe et la Vezouze (les 2 rivières); je remarque qu'elles sont encore un peu hautes mais il est possible d'y pêcher. Je décide d'aller voir plus près, pour le fun. Ma femme et moi allons voir mon petit paradis en rivière ! Une fois sur place, qu'elle n'est pas ma surprise de voir un grand arbre au tronc large, seigneur des rives et protecteur lors de grande chaleur et de forte pluie, couché sur le sol comme une vulgaire brindille. Nous restons sur le cul. Cet arbre que j'ai toujours connu, qui a vu passer tant d'années, qui a tenu le coup lors de fortes crues et la tempête de 99, a succombé à celle de fin février 2010 ! 
Avant maintenant Dimanche 7 mars Aujourd'hui, c'est difficile car je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit (certainement l'effet carpe qui me taquine). Il est 6h quand le réveil sonne; c'est l'heure de sortir les chiennes et vérifier le temps, car j'ai prévu d'aller sur mon coup d'étang, avec Tof, histoire de passer un bon momoent au bord de l'eau. A peine 20 m effectués et j'ai déjà les oreilles gelées; normal: la température extérieure et de -6°C, et ils annoncent 2°C au meilleur de la journée ! Pas de quoi réconforter les troupes, mais qui ne tente rien n'a rien ! Vers 10h15, Tof passe me chercher. Le vent froid souffle toujours autant, mais je suis toujours motivé. 10 minute après, nous sommes sur le secteur. Le vent me semble plus intense ici, avec un vent latéral beaucoup plus renforcé que la veille; cela ne sera pas du gâteau ! Nous nous installons; il est assez difficile de placer les montages (eschés de 2 billes monster-crab et une bille poisson). Puis nous nous mettons à l'abri derrière la voiture, qui sertde coupe-vent. Aucun autre fou n'est autour de l'étang et notre seul passe-temps est de regarder cormorans et corbeaux voler difficilement d'un point à un autre. Il est environ midi et toujours aucune touche, même pas un bip ! Seule une voiture se gare et 2 gobe-mouches en sortent avec un lancer (muni certainement d'une cuiller); encore des bracos, comme d'ab ! Décidément, les pauvres brochets n'ont pas de répit ! Ils nous scrutent en se sentant observés; du coup, ils se cassent; ce qui n'est pas plus mal ! 12h20 : l'heure de casser la croûte, à côté du pauvre feu avec du bois ramassé pour nous réchauffer ainsi que nos plats. J'aime cette ambiance qui me rappelle un peu l'armée (style"à la démerde"). L'après midi se passe tranquillement, sans touche ni affolement. Une heure avant de plier bagages sur un nouveau capot, un collègue carpiste vient aux renseignements. Lui aussi va tenter sa chance sur un autre poste de l'étang. Il est 16h10 quand nous remballons. La température avoisine 0°C, avec un vent du nord de 45 km soutenu qui n'a pas joué en notre faveur. Tant pis, il en faut plus pour me décourager et je compte bien revenir d'ici peu !  Lundi 8 mars Nouveau jour d'amorçage de mon poste en compagnie de ma femme et avec mon bateau-amorceur. Sur place, peu de changements par rapport à dimanche : la même force de vent toujours aussi froid et autant de vagues; une vrais galère ! Mais il ne faut jamais baisser les bras ! Je dois continuer mon ALT, même si les graines que je balance ne sont pas toutes mangées, le coup ne risque pas de pourrir ! Cette fois, c'est avec mon bateau que je décide de décharger quelques graines à différentes places, un peu en bordure et au large (à moins de 20 m). Il est difficile d'être très précis avec autant de vagues car le petit bateau est chahuté dans tous les sens, mais il fait son travail comme il faut ... jusqu'au moment où il décide de ne plus répondre : la batterie est déchargée ! Quel con, j'ai oublié de la recharger depuis la dernière utilisation (en Novembre) ! Pour une fois, je remercie ce vent latéral et froid qui me rapporte le bateau, à une vitesse grand "V". Voilà donc mon 2ème jour d'amorçage ! Prochain jour : mercredi, si tout va bien ! je pense que les tempèrature seront positives et en notre faveur, la semaine prochaine ! A suivre ! Dadou |