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Articles sur la pêche de la carpe par département - Meurthe et Moselle (54)

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Du rêve à la réalité, il n'y a qu'un pas !

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Article de Dadou publié le 11 Juillet 2009 à 01:28 dans le blog évolution-carpe Mag
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Mardi 30 juin 2009

Je suis sur l'ordi quand mon portable sonne; c'est Pascal (un ami de longue date) qui veut des nouvelles depuis la dernière pêche de nuit que nous avons faite ensemble, au grand étang Sainte-Anne. Il me demande de ne pas l'oublier quand je me rendrai en session; il n'a pas à s'inquièter : j'ai une idée derrière la tête ! Mais je dois encore réfléchir pour aborder la chose. Comme le capot tourne autour de lui depuis un bon moment, je lui donne rendez-vous à la fraîche pour une partie de pêche à Sainte-Anne, au petit étang "Job", et aussi pour discuter sur le choix d'un poste en étang et en rivière.

Mercredi 1er juillet 2009

Vers 6h,Je me rendsà l'étang "Job", où Pascal est déjà en place. Après les salutations d'usage, je lui demande s'il touche quelque chose; il n'a rien. Je jette un coup d'oeil autour de l'étang; nous ne somme pas les seuls en place; face à nous, une voiture est garée (certainement) depuis la veille (2 carpistes en sortent en titubant de courbattures). Aucun doute : il y a eu pêche de nuit !

Sur notre poste aussi, il y a eu du monde car Pascal trouve 4 piques plantées en bordure. Nous découvrons également 3 petits scions de quiver et un dégorgeoir en laiton; ils ont dù être surpris par quelques chose, pour partir aussi vite ! Dans cette situation, je me dis que la pêche risque d'être plus difficile; on ne sait pas si les gars pêchaient la carpe ou autre chose !

Je monte le rod-pod et place les montages à la niche-boule, et discute des stratégies d'amorçage pour une session la semaine prochaine, sur l'étang "Brondeau" où, cette année, je n'ai pêché que 3 jours (j'ai obtenu un maigre résultat, avec  la prise d'une carpe commune de 11,5 kg et une de 3 kg).

Là, j'ai envie de faire 2 postes différents: un dans l'étang "Brondeau", et un autre en rivière; l'un sera la cerise sur le gâteau, et l'autre mon sauve-bredouille. Nous démarrons par le plus facile : faire une petite session d'une semaine en étang, en procédant par un ALT avant d'y tremper le fil (pour bien accoutumer les poissons, sur un secteur choisi). Une fois le poste trouvé, il ne reste qu'à appliquer la méthode ! En ce qui concerne la rivière, il faudra trouver un poste sûr ! Vers 10h30, nous décidons de plier bagages pour aller repèrer un secteur de rivière (découvert sur la vue satellite, avec quelques renseignements).  

 

 

 

10h45 : c'est le choc; je suis sur le cul quand je vois la largeur de la rivière natale, à cet endroit. Comme dit Pascal : "ça fait 30 ans que je pêche dans la merde !" Rien que regarder les lieux (à 7 km de chez nous) nous fait sentir la carpe à plein nez !

 Mais nous avons beau trouver l'endroit joli, il reste un problème de place ! Sur la berge, il y a déjà pas mal de postes où l'herbe est bien tassée; donc régulièrement pêchés. Pour Pascal : peu importe; mais pour moi : ce n'est pas bon !

 

 

 

Je jette un coup d'oeil sur les postes alentour : c'est pareil; pourtant, l'envie d'y tremper nos ligne nous titille, mais je n'ai pas envie d'amorcer pour les gens du coin !

 

 

 

 

Ici, tout est réuni pour faire de la carpe : belles bandes larges de nénuphars ici et là, et largeur de rivière au courant faible et profond (vérifié en soudant un poste pour un essai demain matin, à la fraîche).

 

Le rendez-vous est donné pour un 1er essai sur cette portion de rivière.

 

 

Jeudi 2 juillet 2009

Vers 5h10, Pascal vient me chercher et nous chargons le véhicule; direction : la rivière, avec plein d'espoir. Quelques minutes plus tard, nous sommes sur le poste, où il n'y a heureusement personne. Il ne faut pas longtemps pour nous installer. 20 minutes après notre arrivée, tout est en place (montages et amorçage en bordure). L'attente peut commencer, et nous nous adonnons à la friture (apparament très nombreuses). Une grosse brème est prise ; pourtant, il y en a, mais au début, puis plus rien: c'est la rivière !

Vers 8h, Pascal me fait remarquer qu'il vient de voir le scion plier sans faire de bip; un poisson est sur le coup, mais il n'est pas parti avec appât "arôme poisson" : c'est bizarre (je peux vous dire que ça pue) ! Peu de temps après: démarrage en trombe ! Pascal, heureux, se jette sur la canne, puis ferre.

Je vois sa canne plier sérieusement, et lui demande s'il sent que c'est du lourd. Il répond que ce démarrage est bizarre pour une carpe ! Plus loin, le poisson monte en surface, mais je ne le distingue pas correctement. Il me semble qu'il s'agit encore d'un Amour blanc, mais la défense me rend sceptique, et je reste sur ma 1ère impression. Le poisson tient le fond et arrive très vite devant nos cannes, puis juste en bordure, face à nous; parfait !

 

                                      

                                                             Bravo Pascal !

Quelle n'est pas notre surprise de voir un autre silure, du même gabarit que le mien sur un autre poste de rivière ! Décidément, il y en a de plus en plus ! 1er silure pour l'ami Pascal qui est très content; ce qui est normal. Petite photo-souvenir, et l'affaire est dans le sac.

C'est la seule prise de cette matinée, car (comme d'hab) une fois que le soleil donne, les poissons ne mangent plus ! Vers 10h30 : nous décidons de plier bagages, et de regarder s'il y a d'autres poste comme celui-ci dans le secteur. Nous trouvons une petite reculée avec autant de nénuphars et d'activité, et quelques carpes en maraude. Pascal décide de venir attaquer ce secteur ce week-end; moi, je ne peux pas. Il sera donc seul sur ce poste.

Beaucoup de postes de choix à prospecter, mais il me manque du temps pour faire vraiment mon choix et trouver le bon secteur, pour faire la différence : celle qui nous fait rêver .... et il n'y a qu'un pas !

 

                                                                    Petite vidéo qui accompagne cet article !

 

                                          

 

                                                                          Dadou                                        " Evolution.carpe.54"

 

Thème: Destinations et lieux de pêche | Département: Meurthe et Moselle (54) Lien permanent | Voir les 13 commentaires
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Mes carpes sont-elles devenues fantômes ?

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Article de Dadou publié le 8 Juillet 2009 à 12:04 dans le blog évolution-carpe Mag
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Samedi 27 juin :

Je vais passer une nuit sur l'un des 3 étangs sainte-anne (rare, mais à ne pas louper); notre satanée fédé a organisé les 24 h du poisson-chat dans le grand étang Thiriet (22 har) le jour prévu d'une pêche de nuit (donc décalée à cet endroit). Peu de carpistes étaient au courant, et moi je l'ignorais; ce n'est qu'en allant voir ceux qui sont en place que je constate le problème. Peu importe; une petite nuit autorisée avant d'aller en faire une en rivière : pas de problème !

Je me rends donc aux étangs où je suis surpris de voir peu de monde autour 3 ; parfait ! Je rencontre un carpiste que je connais de vue et lui demande s'il y a bien une nuit au bord des étangs ; Après confirmation, c'est donc décidé pour une nuit ici ! Je téléphone à mon entourage pour demander si ça tente quelqu'un; seul Pascal répond présent à l'appel. Nous serons donc 2 carpistes en action sur une partie de l'étang, et seulement 5 autour du grand étang; peu mais le choix des places reste abordable.

vers 19h, je me rends sur un poste côté rivière avec ma femme qui me dépose avec tout le bordel. Un coup d'oeil sur celle-ci me fait remarquer que le niveau n'est pas haut, mais couleur chocolat; ce qui est normal à la suite d'orages dans les Vosges (la Meurthe en ressent les effets). Pour le moment : aucun regret pour la rivière.

20h : après le départ de ma femme, tout est en place : rod-pod et montages sur le coup amorcé, à environ 30-40 m du bord, et tous les montages sont eschés de billes pèche Melba. 21h : arrivée de Pascal avec son fils. 21h30 : Tout le monde est en place, et la nuit arrive doucement.

1ère remarque surprenante; aucune activité de carpes visible; la nuit s'annonce difficile et calme ! Ce qui est le cas car aux petites lueurs du matin frais, le résultat se ressent sur presque tous les carpistes présents : rien cette nuit ! Pour moi, ce n'est pas grave car je ne suis plus à un poisson près, cette année; et cela m'a permis de passer une nouvelle nuit à la belle étoile !

Il est environt 9h quand je relève les lignes, pour savoir si elles pêchent encore ou si les nombreux poissons-chats ont volé mes appâts. Seule une canne ne pêchait pas : la bouillette a disparu ! Pour les quelques heures qui restent, je décide de placer les montages à moins de 15 m du bord, avec seulement un amorçage à base de pellet.

9h31 : bingo; un départ et 1er poisson; un pin's . Celui qui me filme est étonné que je n'avais rien attrapé (je connais cet étang comme ma poche); l'honneur est sauf ! Pascal est de nouveau capot. Nous repartons vers midi; il est très déçu de ne rien avoir touché (même pas un bip pour remonter le moral), mais c'est le jeu ! De retour à la maison, une bonne douche, un café, et après une petite sieste réparatrice, me voilà reparti pour une nouvelle nuit, en rivière; en espèrant que les poissons seront plus coopératifs que ceux de l'étang !

J'ai envie de faire une nuit en solo sur le secteur du grand virage, où je pense sortir autre chose qu'un Amour blanc ! Vers 18h, ma femme me dépose à moins de 300 m du poste; purée, avec ce temps très chaud, je vais paner en arrivant sur le secteur avec tout le bordel sur le dos ! La motivation me donne des forces, et je me vois déjà en train de vous présenter une belle de ma rivière !

Mais elle prend un sale coup quand je constate une grosse galère sur la rive d'en face, à l'endroit où, un matin, j'avais vu un Espace avec un couple que j'avais pris pour des amoureux. En fait, c'étaient des bûcherons déguisés, car des arbres et arbustes ont été coupés par des gorets; et le poste que je convoitais est maintenant à vue de tout le monde. Je ne sais plus quoi faire ! Si je reste ici, la nuit, il y a de fortes chances que je rencontre quelqu'un ; et merde ! Horreur ! Où vais-je me poster, puisque c'est mort pour le virage ?

Mon portable sonne; Tof, le beau-frère, n'est pas loin pour venir me saluer. Quelle chance : il va m'aider pour transporter quelques affaires (pour soulager mon dos) sur un poste que je finirai bien par trouver ! Effectivement, la petite famille est au complet, et chacun m'aide; bien sûr, j'ai gardé le plus lourd ! Après 200 m de marche sous le soleil de plomb, je finis par trouver un petit poste parfait pour la nuit; où la profondeur varie de 1 à 2 m par endroits. Un secteur à petites eaux; reste à voir si les carpes s'en approchent une fois la nuit tombée !

Petit regard à la surface de l'eau, avant de m'installer pour de bon. Quelques gobages de petits blancs m'indiquent que les poissons vont entrer en activité; parfait ! Je commence donc mon installation, et une fois cannes et montages en place le long de la rive d'en face, je peux enfin me reposer !

Tof a pris son lancer lèger pour tenter d'attraper un carnassier. Je papote un peu avec ma soeur, quand j'enresgistre ma 1ère touche; il doit encore s'agir d'un chevaine (mais la touche ne suis pas) ! Il est 19h30 quand toute la petite famille repart. Je me retrouve seul et je décide de faire une petite vidéo de présentation du lieu de pêche, avant le coucher du soleil.

                                       

 

Soudain, sur l'écran LCI du numérique, j'aperçois une tache orange/rouge clair qui vient vers moi. Un coup d'oeil rapide avec mes yeux de buse, pour constater avec surprise qu'il s'agit d'une petite carpe Koï ; parfait on ne me prendra pas pour un menteur (j'en ai une sainte horreur, ainsi que des vantars. Je ne vois pas l'intérêt de gonffler sur notre passion) ! Je me rapproche des cannes pour mieux la voir, mais elle est rusée, la belle ! Une fois qu'elle est passée sous les cannes, elle disparaît hors de la vue d'un gobe-mouches comme moi.

20h50 : je décide de rapprocher les montages au centre de la rivière, et amorce la zone à base de graines (blè, maïs, chènevis) et pellets, ainsi que quelques billes diverses. 21h : il y a beaucoup d'activité sur le coup, est pratiquement sur toute la rivière d'ailleurs. Reste si cela durera toute la nuit ! 22h : le soleil à disparu derrière une petite colline; les carpes sont là et trahissent leur présence par de beaux sauts caractèristiques. Mais vont-t-elles décider de goûter mes appâts?

La nuit arrive à petits pas. Il y a maintenant une très forte activité, et les scions des cannes n'arrêtent pas de danser la gigue; l'espoir de faire un poisson est plus fort que jamais ! Le calme régne en maître; seuls le clapotis de l'eau et le bruit des moustiques qui tapent sur la toile du parapluie-tente se font entendre ! Mes yeux sont rivés sur la surface de l'eau. Dans la pénombre, je distingue une canne qui passe discrètement sous les arbustes, sur la rive d'en face; 4 petits la suivent doucement et j'ai l'impression qu'ils glissent sur l'eau. Quelques bips m'obligent à me relever du bedchair pour diminuer le son des détecteurs (pour plus de sécurité, car le bruit résonne plus, de nuit)!

23 h : le 1er quartier de lune (ma lampe de chevet) éclaire à peine le poste, et mes yeux se sont adaptés à la petite luminosité; je peux distinguer ce qui se passe autour de moi, et la moindre fixation sur un truc qui me semble louche me donne l'inpression d'être en mouvement. Une légère brume m'entour et je peux sentir l'humidité du sol; c'est pour moi un instant magique !

1h environ : j'entends des voix de l'autre côté de la rive; on marche dans le petit sous-bois ! Je pense à des bracos qui m'auraient repèrés, mais l'un d'eux lance à l'autre : "ce n'est rien; simplement un carpiste" ! Une fois les 2 gobe-mouches plus loin, je retire les lignes (on ne sait jamais; avec ce genre de pèlerins); tant pis, j'en profite pour faire une petite sièste.

4h30 : le jour arrive doucement et je replace les montages; je n'ai pas pu fermer l'oeil, car il y avait beaucoup de sauts et une activité très forte sur le poste. J'ai vu des carpes en activité sur le poste de droite (dont une belle mémére qui m'a montré sa superbe caudale). Je change d'endroit dans la foulée.

 

 

10h sonne; je m'était assoupi. Le soleil me chauffe la tronche et me fait ouvrir les yeux; un regard sur les lignes qui n'ont pas bougé d'un pouce. Normal ; car une fois que le soleil donne sur une bonne partie de la rivière, les poissons semblent migrer et deviennent des carpes fantômes.

Il me reste seulement 2 heures de pêche et cela sent de nouveau un beau capot; je n'ai pourtant pas rêvé : elles étaient bien là ! Ce n'est pas grave; j'ai pu observer certains paramètres et si les exploite, ça me donnera des résultats, à un moment ou à un autre.

 

 

 

Je reste blindé et continue sur ma lancée : à la conquête des carpes-fantômes de ce secteur ! Une nouvelle fois capot; mais je n'ai pas dit mon dernier mot !

                                        

                                             Voici la petite vidéo qui va avec cette article ! 

                             

                                    Prochaine article : rêve ou réalité, il n'y a qu'un pas à faire !

                                                                                                                   Dadou

Thème: Sessions de pêche | Département: Meurthe et Moselle (54) Lien permanent | Voir les 5 commentaires
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Obstination & persevérance - 2ème partie -

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Article de Dadou publié le 3 Juillet 2009 à 21:21 dans le blog évolution-carpe Mag
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                                 Obstination & persevérance d'un carpiste en rivière (2ème partie).

 

6 h et des broutilles : la lumière du jour traverse le store de la chambre. Ma femme se tourne de mon côté et me lance "ton réveil" ! Quoi, mon réveil ? Purée; ce satané bordel n'a encore pas sonné; et moi qui dois me rendre sur mon poste au lever du jour !

Je me lève donc en vrac, comme ma femme. Je m'empresse de rassembler le matos de pêche, pendant que ma femme prépare un bon café. 1/4 d'h plus tard, nous sommes en route vers mon secteur de pêche qui est le grand virage que j'ai observé en début de semaine, et que j'ai pris soin d'amorcer hier, en début d'après midi, avant d'aller au taf.

Pendans le trajet, je remarques que le soleil est déjà haut, et commence à chauffer sec. Parfait; il doit faire beau et chaud ! Nous arrivons à quelques centaines de mètres du poste; je dois marcher (seul, car ma femme va au travail). Je vais donc jusqu'à là-bas en sueur; et encore, je n'ai pris que quelques affaires pour ne pas me charger comme un mulet !

Les 1ères choses que je remarque en arrivant sur le lieu, ce sont les chasses de perches et de brochets dans les petites eaux, mais rien au niveau du coup amorcé (enfin pour le moment)! Je m'empresse de monter le rod-pod, prépare les cannes et en esche 2 d'une bille pèche Melba, et une avec un pellet ring carpe. Puis je lance les montages à la limite du lèger courant et du secteur calme.

 

L'attente peut commencer. Pour passer le temps, j'ai pris aussi une canne à brochet et une petite canne au coup. 1ère chose, faire un petit vif ! Il ne faut pas longtemps pour attraper une ablette (parmi les très nombreuses du coin). installée sur le montage carnassiers, j'espère qu'elle tentera maître Esox Lucius ! Puis je continue de pêcher quelques petits blancs pour le plaisir; ils repartiront fait à fait dans leur élément !

 

Me trouvant à seulement 30 cm du rod-pod, une touche me fait sursauter; c'est la canne de droite, plus dans le virage et eschée d'une bille pèche Melba qui enregistre cette touche presque retour. Quel poisson est là ?

 

 

Je garde les yeux rivés sur les scions des cannes qui dansent la gigue sans pour autant faire de bips ! Une bonne heure passe et toujours rien; dur ! Soudain, je vois un truc extraordinaire très surprenant : un poisson que je prends pour une carpe commune dans un 1er temps, car elle est complètement sortie de l'eau à une vitesse grand V, et les grosses écailles couleur argent m'y ont fait penser.

Voir le poisson retomber comme un ouf, pour partir comme une balle du centre de la rivière vers la berge opposée en laissant une traînée de bulles et un remou d'enfer derrière lui; j'en reste bouche bée ! Dommage que je n'ai pas filmé la scène ! Même les piafs autour de moi restent muets ! Qu'est-ce encore que ce truc ?

Dans cette rivière, j'ai tout vu, et touché pas mal de poissons surprenants qui ne sont pas venus tout seuls (bien sûr), mais par le biais des crues, car beaucoup d'étangs privés sont à quelques mètres de la rivière (ainsi que quelques introductions clandestines, comme les silures (qui remontent de loin). Je décide de réamorcer, car ce poisson a été attiré par quelque chose !

Je suis maintenant obsédé par ce poisson, mais mes cannes ne dansent plus du tout ! A 8h05, je décroche un petit gardon sur la canne au coup quand une canne se met à biper subitement ; je ne suis pas très loin pour ferrer et prends contact avec un poisson qui se défend en donnant de sérieux coups de tête ! Qu'est-ce encore ?

Je pense aussitôt à un chevaine, mais en regardant mon scion très courbé, je doute que ce soit ça. Puis les idées fusent : un silure, une koï ? Le poisson continue à tenir le fond et se trouve maintenant près de la rive où je suis; il daigne me montrer un bout de son corps.

Pu...., c'est pas vrai; décidément ! Devinez ce que j'ai au bout de la ligne ! Même moi, je suis surpris; mes jambent tremblent de le voir se décrocher : un Amour blanc; je le crois pas ! Je comprends mieux le saut du matin, mais ce n'est pas du tout le même gabarit ! Voilà donc pourquoi il y a beaucoup moins d'herbiers dans les petites eaux ; il y a 2 ans, ils tapissaient le fond de ce secteur où perches et brochets trouvaient leurs cachettes ou leurs coins d'affût.

 

 

 

 

La rivière n'est pas large et un arbre aux grosses racines tapissant le fond de l'eau se trouve à droite, où le poisson se rend, mais (heureusement pour moi), n'y loge pas. Il revient très vite en bordure, puis repart de plus belle. Et quand je crois qu'il est coopératif, ce n'est pas le cas : il ne veut pas se laisser faire ! De temps en temps, il sort la tête de l'eau en la secouant bien fort, mais je remarque que l'hameçon est bien planté dans la mâchoire inférieure; il est donc impossible pour lui de se décrocher (il ne faut pas vendre la peau de l'ours ....) !  

 

 

 

Ce n'est qu'au bout d'1/4 d'h que le voilà tranquille dans mon épuisette; je me doute qu'une fois sorti de l'eau, ce sera du sport ! Pour ne pas le blesser, je décide de prendre le tapis de réception humide et le pose à 2 m du trou où je me trouve, pour ne pas voir le poisson faire un double-salto en bordure, le nez dans la vase !

Je suis aux anges; je n'en reviens toujours pas ! Le précèdent Amour blanc que j'ai eu la chance de prendre en rivière date déjà ! Je m'empresse de le prendre en vidéo et en photos en le mouillant copieusement et régulièrement, pour ne pas voir partir des écailles dans mes mains. A croire que le poisson sait qu'il ne risque rien avec moi, car il ne fait aucun mouvement difficile, et reste docile jusqu'au bout !

                       

                        Voilà donc une carpe de la rivière, mais pas un poisson d'origine : dommage !

                                           

 

Mais ce n'est pas encore ce que je voulais; donc ce poisson ne compte pas ! Je dois encore trouver une carpe dans cette rivière; après cette prise (rare) qui est repartie tranquillement dans son milieu d'adoption, je décide de tester d'autres billes que les fameuses pèche Melba qui attirent ce genre de poissons.

Je place une micro bouillette écrevisse sur la canne de gauche, placée à ras de la berge d'en face; la 2ème est eschée d'un pellet ring carpe et placée au centre de la rivière; et la 3 ème est replacée au même endroit où j'ai enregistré le départ, et eschée d'une bille carnée moule/écrevisse.

L'attente commence, et je reprends ma pêche de friture, pour passer le temps, sous le soleil bien présent sur le poste. j'enregistre quelques belles tirées, mais sans suite, et souvent en touches retour ou quand je suis plus loin du poste, à tenter d'attaquer des carnassiers qui, avec le nombre de vifs présents sur le coup, ne s'intéressent pas du tout à celui qui leurs est présentés.

La matinée passe tranquillement, et la chaleur devient insupportable; de plus, il est bientôt l'heure de plier bagage ! Je commence à remballer le petit matos. Sur la rive d'en face, un Espace gris arrive et se gare sur le bord du chemin de terre; un couple en sort. L'homme me dit qu'il est pêcheur quand il me voit, et me demande (depuis l'autre côté de la rivière) si ça donne. je lui réponds "une petite" (erreur de ma part/ voir pourquoi dans le prochain article). Il repart en regardant le bord de la rive. Je me doute que celui-là ne tardera pas à pêcher dans les coins !

Ma femme arrive vers 11h30 et nous repartons tous les 2 en sueur, sous le soleil de plomb. Je suis plus blindé que jamais, et reviendrai exploiter ce secteur qui n'a pas fini de parler de lui !

Résultats de cette petite matinée et analyse du secteur :

- le poste semble parfait en début de matinée, peut-être même plus de nuit, mais il fait partie d'un secteur hors nuit, donc difficile d'y pêcher sans se faire surprendre par ceux de passage (un petit chemin de terre longe la rive d'en face, et il est souvent empreinté par buveurs et fumeurs du coin).

Ce secteur offre un fond sableux et la moindre particule est souvent interceptée par les poissons ; un amorçage à base de blé et chènevis est meilleur que les grains de maïs qui ont tendance à gaver les poissons présents. De plus, les petites particules les gardent plus longtemps sur le coup, en créant une concurence alimentaire qui attire forcément les plus gros.

Je testerai un amorçage ALT pour vérifier la réaction, et constater le résultat, mon loin de ce secteur !

                                             

                                                Comme d'hab voici la petite vidéo qui va avec !

                                

                          

                                                                                                        Dadou

                         Prochaine article :     Mes carpes sont-elles devenues fantômes (3ème partie).

                                                 

Thème: Sessions de pêche | Département: Meurthe et Moselle (54) Lien permanent | Voir les 7 commentaires
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Préparation & essai en rivière -1ère partie

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Article de Dadou publié le 30 Juin 2009 à 08:37 dans le blog évolution-carpe Mag
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Mardi 23 juin 2009

Après le capot de dimanche soir, Je me sens encore plus motivé que jamais et me lance le défi de sortir une carpe (ou plusieurs), avant fin juillet ! Mais je dois retrouver l'instinct du carpiste de rivière; pas facile car l'année 2008 a vu beaucoup de changements sur le cours de la rivière, pour améliorer et prévenir les crues (assez importantes depuis quelques années); le recalibrage de la berge en secteurs urbains et bien d'autres merdes qui ne servent qu'à bouffer l'argent des contribuables.

Cela a eu pour effet de faire baisser un peu le niveau de l'eau; assez pour que les poissons adoptent un autre comportement et deviennent plus difficiles à localiser sur cette portion de rivière pas très large (environ 50 m, pour une profondeur qui varie d'1 à 3 m). Beaucoup d'arbres morts y sont couchés et la pêche est presque impossible, mais tout est possible pour moi !

A la belle saison, le courant est presque nul, et souvent sur la bordure d'en face. Dans les petite eaux, le fond est constitué de galets. Dans les secteurs un peu plus profonds, c'est du gravier. au centre, il y a beaucoup de bandes sablonneuses; seules les bordures sont encombrées. Avant de commencer à pêcher, je décide d'aller faire un petit repèrage (tel un indien), pour chercher des indices de présence de carpes sur quelques postes que j'ai en vue. Je me rends sur les bord de la Meurthe sous un soleil radieux, avec ma nouvelle caméra numérique.

1ère destination : un secteur avec une bande de nénuphars.

Cet endoit est un très bon poste; la profondeur n'y est pas très importante (plus ou moins 1,50 m), mais la végètation aquatique m'a permis de prendre, l'année dernière, 3 belles carpes commune en moins d'une heure, et loupé une petite carpe Koï (rouge vif) d'environ 3 kg.

Je m'approche donc a pas de loups, et observe sans bouger, je scrute chaque mouvement de tige en fleur, et chaque feuille; puis remarque un peu de particules en suspention (genre petits bouts de feuilles décomposées et plaques de vase).

Je regarde d'où ça peut venir quand, soudain, une rencontre me redonne le sourire; j'aperçois une belle carpe commune (que j'estime à environ 10 kg); elle n'a pas détecté ma présence ! Parfait; je peux la filmer dans son intimité et regarde chacun de ses mouvements. Que cherche t-elle ?

Je suis tellement aux anges que j'oublie la caméra; je filme une petite scène pour prouver mes dires. Voilà un 1er poste de choix, mais ce n'est pas ce qu'il me faut et je poursuis mes recherches ! Je suis à quelques mètres des nénuphars; malgré les apparences, le fond n'est pas très encombré. En général, les postes sous arbres et arbustes sont les meilleurs, autant pour les carpes que pour la friture et les carnassiers; mais la pêche y est difficile en raison des branches mortes qui en tapissent le fond (rien de cela ici : ce poste me botte) !

 

Poste de rivière !

 

 

 

 

Il faut entreprendre quelques travaux : couper quelques branches gênantes (pour moi et pour la sécurité des poissons); mais je ne peux le faire maintenant parce que je suis là pour observer !

 

 

 

 

 

 

 

Mon poste à Carpe !

 

 

 

Je continue ma route et arrive sur mon secteur à carpes, où j'ai passé la nuit de dimanche à lundi avec un beau capot .

Sur ce poste, les poissons semblent méfiants, voire même absents toute une partie de la journée; pourquoi ? Allez savoir !

Plus loin, il y a un poste avec la rive d'en face encombrée d'arbres couchés dans l'eau; un très bon secteur à prospecter !

 

 

 

Maintenant, j'arrive dans un grand virage avec une partie "les petite eaux" (moins d'1m) où perches-franches, brochets et poissons blancs aiment venir; se faire chauffer la panse pour les uns, et faire ventre plein pour les autres. Mais le secteur qui m'interesse est le grand virage : la profondeur y est d'environ 2 m par endroits avec un fond de sable; secteur aussi en vue !

- Après avoir parcouru environ 500 m de rive, je décide de commencer par le secteur qui se trouve près des nénuphars. Ce même jour, en début d'après-midi, je vais déblayer le poste pour m'y rendre le lendemain matin, à la fraîche.

Sur place, moi, le singe, je grimpe sur les arbres et scie quelques branches gênantes avec le doute d'aller prendre un bain forcé dans la flotte juste en dessous; et sous les yeux attentifs de ma femme qui réceptionne les branches pour les poser sur la rive. Au bout de 20 minutes, le poste est enfin prêt ! Je ne suis pas venu les mains vides : quelques billes arôme ananas et fraise, ainsi que quelques graines (blé et chènevis) sont jetées avant de repartir.

                                            

 

Mercredi 24 juin 2009

6 h : je suis déjà sur le coup, et le soleil est sur le poste. 1ère constatation; l'eau a une couleur bizarre et le niveau est toujours le même; pourtant, il n'a pas plu ! Je n'ai pas voulu me cherger comme un ours (il faut tout de même parcourir 200 m pour rejoindre le bord de la rivière; alors imaginez l'arrivée avec tout le bordel adéquat); une seul canne-test sera placée sur le coup amorcé hier et ce matin, avec la même esche pour commencer (pèche Melba). Une fois le montage en place, il ne me reste qu'à attendre un résultat; pas forcément un poisson, mais au moins quelques belles touches qui m'indiqueront si le poisson a une tenue dans ce secteur.

Pendant ce temps, je fais un tour vers "les petites eaux", pour saluer 2 cygnes de passage. Cette matinée d'essai est très calme, avec quelques belles tirées; mais pas forcément de la carpe, car gros chevaines et brèmes son nombreux et ont vite fait de nettoyer un poste amorcé, même avec des billes dures comme du bois !

En ce qui concerne le poste, je pense qu'il sera plus productif sur un coup du soir avec l'ombre des arbres plus présente, ou même pendant une nuit !

Résultat pour ce mercredi : capot; dur-dur, mais où sont-elles ?

Jeudi 24 juin 2009

Obstination & persevérance sont de mise jusqu'à fin juillet ! Je dois trouver où les carpes ont une tenue; pas facile, car elles sont souvent en mouvement et très méfiantes. Je me doute qu'elles sont souvent sous les arbres tombants, et je ne cherche pas le danger, mais plutôt un secteur de passage qu'elles empreintent pour se nourrir.

Un secteur me vient à l'esprit : le virage, qui m'a toujours attiré pour pêcher friture et carnassiers. C'est reparti: petite sèance de repèrage & amorçage avant d'aller au taf; histoire de se motiver, avec quelques grains et pellets (toujours)

 

                                           Carpe ou pas ?

C'est décidé; demain, j'attaque ce secteur à la fraîche, où j'espère ne pas toucher de chevaines !

Pour ne pas perdre les bonnes habitude; voici la petite vidéo qui suis le texte !

 

                             

 

Affaire à suivre avec la 2ème partie :  Obstination & persevérance d'un carpiste en rivière !

                                                                                                                               Dadou

Thème: Stratégie et tactique de pêche | Département: Meurthe et Moselle (54) Lien permanent | Voir les 9 commentaires
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