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Articles sur la pêche de la carpe par département - Meurthe et Moselle (54)

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Dernière session d'automne 2007 -1ère-

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Article de Dadou publié le 1 Janvier 2010 à 21:44 dans le blog évolution-carpe Mag
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Nous sommes sur une période où PowerCarp commence à être vide; pour faire passer le temps à ceux qui aiment les récits de carpistes, j'ai relaté quelques sessions hors norme de 2007.

Ensuite viendront celles de 2008 (mon but était de repêcher dans le grand étang de Sainte-Anne que j'avais délaissé, moi le carpiste de rivière).

Voilà un flash-back histoire de !

Pour moi, c'est facile d'écrire et raconter mes journées de pêche au fur et à mesure ! Comme tout challenge, il faut un défi qui tienne la route, se fixer un but. Ce but, je me le donne et je compte bien le respecter. Tout doit être fait dans l'ordre, minutieusement et en avance pour étudier la chose.

J'écrirai mes envies, mes impressions, certaines idées, des données sur les jours précédant ces sessions, les différentes idées d'amorçage, la stratégie et l'approche sur les secteur avec les observations. C'est un travail de longue haleine qui vaut la peine pour le carpiste-écrivain que je suis !

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                                                                          Flash-back 2007

 

Du samedi 6 au dimanche 7 Octobre 2007

Ce sont les 2 derniers jours de ma session carpes d'automne, où j'ai bravé le froid ! Il est 15h30 quand je me rends sur mon lieu de pêche avec Valérie et Apolline la terrible (elles vont me tenir compagnie pour éviter les disputes).

Le temps prévu est beau fixe avec soleil et chaleur modérée, mis, pour l'instant, il ne fait pas trop chaud. Malgré le soleil radieux, un petit vent frais nous rafraîchit la tête, et nous ne somme pas assez habillés ! Mais je suis là pour pêcher, pas pour me plaindre !

Je regarde la surface de l'eau pour y apercevoir une quelconque activité de poissons car, dans ce secteur de rivière (à l'inverse de l'étang), il est très difficile de repérer les carpes. Il faut avoir un sens de l'eau aiguisé et être un observateur hors paire pour trouver et suivre des poissons aussi discrets que malins.

Il y a quelques gobages, mais pas de carpes car ils ne sont pas assez prononcés pour le confirmer. Je monte tranquillement le rod-pod et prends mon temps pour l'installer sur mon nouveau poste qui, je l'espère, sera prometteur.

Une fois la batterie bien calée et les piques des pattes légèrement enfoncées (pour éviter de voir l'ensemble partir à l'eau au cours de la nuit, à cause d'une mauvaise mise en place), je monte les cannes à carpes que j'esche de bouillettes, puis les place sur le rod-pod pour avoir un repère visuel pour l'amorçage que je vais effectuer en bateau (constitué de graines de petite taille telles les graines pour oiseau, le blé et le maïs. Il est impossible de placer tout au même endroit et à égale distance avec un lance-pierre).

Je gonfle le bateau (qui n'a pas servi depuis l'été dernier), et me lance à l'eau (pas très chaude) devant les yeux des gosses et de ma femme. Je descends doucement la rivière pour rejoindre mon poste, mais il est difficile de voir si je suis placé trop loin ou trop près de la rive; idem pour trouver la zone entre le courant et le calme !

Pour me faire une idée, je me fie au repère prévu (mes cannes à carpes) puis balance de grosses poignées de graines autour du bateau (je regarde où elles tombent au fond de l'eau) et les vois partir doucement en travers, dans le courant; quelle merde !

Je remarque que je suis trop loin du secteur et que l'amorçage dérive hors de la zone ! Alors, je remonte le petit courant sous les rires des gosses qui me voient déjà tomber dedans (il est vrai que le bateau gonflable est large, mais instable pour le gros marin d'eau douce que je suis, pour cette occasion). J'arrive à me placer en face des cannes et balance encore un peu d'amorce (j'en garde 1/4 pour un rappel en cas de départ, mais en bordure au lance-pierres) !

De retour sur le bord, je suis déçu car je n'ai pu amorcer aussi correctement que je le voulais, mais cela m'a donné une idée sur ce que je balance d'habitude depuis le bord, car il faut être devant le poste où les graines tombent pour les voir dériver hors du coup et disperser les poissons !

Moi seul peut juger et je décide de placer les montage assez espacés les uns des autres et m'occupe de la canne au coup que je mets à droite de mon secteur, pour voir si les graines ne sont pas trop dispersées, ou éventuellement pêcher en bordure à proximité des 2 piques en bois me servant de repère où il y a, tôt matin ou soir, de l'activité de beaux poissons blancs tels carpes, brèmes, gardons et chevaines.

Une fois ma canne au coup en place, eschée d'un grain de maïs doux puis lancée près du coup à carpes, je m'assois enfin sur mon nouveau siège de pêche (19€ chez Décathlon); un siège confortable étudié pour les carpistes qui ont du mal de rester assis sur "diverses merdes cassent-dos" Finis cul mouillé, crampes aux jambes et aux reins !

Après 30 minutes, j'enregistre quelques bips mais doute qu'il s'agisse de carpe; je privilégié des poissons qui tapent dans le fil ou essaient de prendre mon esche trop volumineuse pour eux. Pour passer le temps, je dégonfle le bateau car je n'en ai plus l'utilité, puis j'entends quelqu'un qui parle en grognant .

Je me tourne à droite (où est la source du bruit) et aperçois quelqu'un que je ne reconnais pas (c'est la femme du propriétaire du champs qui fait des gestes, mais je ne comprends rien et attends la suite des événements). Elle passe sous le fil barbelé (alors qu'il y a un passage moins dangereux), descend dans le petit fossé qui sépare les 2 parc et tente de passer au-dessus du fil électrique, mais trébuche et se viande la tronche sur le sol.

Elle se relève comme si rien n'était et nous rejoint en marchant bizarrement. Je lui envoie Apolline vers elle pour l'aider à venir ici. A mon niveau, elle me salue et me demande où sont les moutons. Surpris, je la regarde et lui explique qu'ils broutent l'herbe à l'aube bout du parc. Elle me demande "si c'est bien les boules blanches qu'elle aperçoit, au loin". Comme je lui réponds par l'affirmative, elle pousse un cri (comme-s'ils allaient venir la voir) !

Je lui dis que dès qu'ils vont me voir dans le secteur, ils vont se pointer (comme d'habitude) ! Elle me pose la question dont je viens de lui donner la réponse, puis repart vers la porte du parc; beaucoup moins dangereux pour elle ! Aujourd'hui, elle a l'air fatigué ! Après tout ça, je peux me rasseoir et pêcher tranquillement.

 

 

                                    A suivre !                                                Dadou

Thème: Pêche de nuit | Département: Meurthe et Moselle (54) Lien permanent | Voir le commentaire
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Nouvelle petit session du matin !

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Article de Dadou publié le 30 Décembre 2009 à 13:10 dans le blog évolution-carpe Mag
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Nous sommes sur une période où PowerCarp commence à être vide; pour faire passer le temps à ceux qui aiment les récits de carpistes, j'ai relaté quelques sessions hors norme de 2007.

Ensuite viendront celles de 2008 (mon but était de repêcher dans le grand étang de Sainte-Anne que j'avais délaissé, moi le carpiste de rivière).

Voilà un flash-back histoire de !

Pour moi, c'est facile d'écrire et raconter mes journées de pêche au fur et à mesure ! Comme tout challenge, il faut un défi qui tienne la route, se fixer un but. Ce but, je me le donne et je compte bien le respecter. Tout doit être fait dans l'ordre, minutieusement et en avance pour étudier la chose.

J'écrirai mes envies, mes impressions, certaines idées, des données sur les jours précédant ces sessions, les différentes idées d'amorçage, la stratégie et l'approche sur les secteur avec les observations. C'est un travail de longue haleine qui vaut la peine pour le carpiste-écrivain que je suis !

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                                                                          Flash-back 2007

 

Mardi, 25 septembre 2007

Après une courte sortie des 2 chiennes, je me retrouve au bord de l'eau. A 6h, ma femme me dépose à l'entrée du parc; il fait encore nuit et je commence ma traversée périlleuse avec tout le bordel sur le dos, juste aidé de ma mini lampe-torche (qui m'évite de tomber sur les mollaines de taupes et les touffes d'herbes). Il y a moins de moutons.

En passant le grillage au niveau du 2ème parc (je tiens le tapis de réception, la petite canne au coup, les détecteurs de touches et les écureuils montés sur le support, dans la main gauche), j'entends un craquement. près du fil électrique, je constate la casse d'un écureuil; quelle merde.... mais chaque partie de pêche comporte des risques !

Je parcours encore 60 cm et arrive sur mon poste où je me débarrasse de tout le matos pour souffler un peu. Dans le ciel, j'aperçois de belles étoiles et les lumières de gros avions qui passent en silence, et je regarde autour de moi avant de déballer mon matos.

Je prépare l'épuisette en 1er, la mets en place et installe la batterie (pas facile dans l'obscurité). Le plus dur reste à faire : monter les cannes à carpes; ne pas mettre le fil en vrille et qu'elles soient parallèles (à l'aide de ma torche). J'y arrive tant bien que mal et esche la 1ère d'un pellet et la place sur le coup un peu au hasard. J'esche la 2ème d'une bouillette suprème-fruit que je place au milieu et la 3ème d'un pellet  que je mets à côté.

Le jour se lève dès que les cannes sont en place. Je mets le petit matos à l'abri et installe la petite canne au coup qui m'aide à passer le temps. Il est 7 h. Je me mets derrière mes cannes pour voir où j'ai placé les montages; alors que j'approche la main de celle de gauche (pour replacer la ligne), le détecteur de touche se mets à hurler et la bobine se vide à une allure folle. Je crois rêver : j'enregistre déjà un départ !

Je reprends mes esprits et prends contact avec le poisson qui a remonté la rivière sur au moins 50 m. Je tente de le brider pour qu'il change de direction; ma stratégie est bonne car il longe la rive d'en face et se laisse porter au gré du courant, avant de repartir.

Mais je le sens qui montre des signes de fatigue et tente de le ramener devant moi, où il y a très peu d'eau. Le long de la rive, je distingue une belle commune. Je place l'épuisette entre mes jambes et tente de la ramener au plus vite car j'enregistre une nouvelle touche sur une autre canne.

Après l'avoir hissée sans mal dedans, je la place sur le tapis de réception, la décroche et m'occupe de ma carpe qui ne bouge pas d'un poil. 7,8 kg de muscle.

 

 

 Ensuite je place mon bébé dans le sac de conservation pour la photo, avant la remise à l'eau. 7h35 : une nouvelle touche se fait entendre, sans suite. Le poisson est toujours là, mais plus tatillon; pourquoi ?

7h50 : le soleil pointe le bout de son nez, en même temps que le froid et un petit vent qui me glace pieds et oreilles. Une autre touche se fait entendre sur la canne de gauche et un départ se produit aussitôt. Je prends la canne en mains en voyant la bobine du moulinet se dévider lentement; drôle de touche !

Je ferre le poisson peu nerveux, à la défense molle; le scion de la canne se plie à peine (mon pellet n'a pas été

pris par une carpe). Il se laisse faire et je n'ai aucune difficulté à ramener.... un gros chevaine d'au moins 1 kg au bord. Une fois dans la main, je remarque qu'il est piqué sur le côté de la joue; je le filme (pour le montrer à ma femme), le décroche et le remets dans son élément où il ne demande pas son reste !

Je change le pellet (un peu délavé) et replace le montage sur mon coup.8h10 : j'aperçois le vol majestueux de 2 cygnes dans le ciel; je sors le portable pour les filmer quand ils repartent dans l'autre sens pour disparaître . Peur ou méfiance ?

8h30 : une belle touche se manifeste sur une canne, mais le poisson, de nouveau, ne se fait pas piquer; les hameçons sont-ils encore assez piquants ? D'habitude, à cette heure, les poissons sont moins goulus ! Pendant que je me dégourdis les jambes, je remarque un beau saut de miroir sur mon coup amorcé et je vois mes scions bouger dans tous les sens; elle va peut-être goûter mon esche !

9h30 : je décide de changer les esches pour voir à laquelle les poissons vont s'intéresser  : sur la canne de gauche, je place une bouillette maison au frolic (d'un collègue de pêche qui m'a dit que les brèmes en raffolent) et la relance un peu plus à gauche;

Sur celle du milieu, j'en place une suprême de fruit et la replace au même endroit; sur la dernière (de droite), j'en mets une arôme crabe, quand (comme avec le chevaine) une touche bizarre se produit sur la 1ère canne; mon écureuil monte et descend pendant 10 secondes.

Je la prends en mains et ferre amplement; elle plie doucement et je sens un poisson donner de petits coups de tête. Je ramène une grosse brème qui se débat comme une diablesse; elle est si lourde et la hisse sur le talus, la décroche et la laisse glisser doucement pour qu'elle ne fasse pas de bruit sur mon coup !

Je replace un pellet et lance le montage beaucoup plus loin, près de la bordure d'en face (où il y a un petit courant soutenu). En même temps, je remplace l'esche de la canne de droite par une bouillette moule/écrevisse, et lance le montage sous les arbres de la rive d'en face où j'enregistre plein de touches d'autres poissons. J'ai froid et je vais me dégourdir les jambes près de la grosse mare d'eau naturel qui se trouve au milieu su parc, pour vérifier la mini faune aquatique; il y a beaucoup d'alevins (certainement le résultat de la fraie de leurs parents,prisonniers des lieux, puis ensuite mangés par les hérons cendrés).

Ici, tout est parfait : pour leur sécurité, de petits herbiers se sont formés et une faune de divers invertébrés leur fournit une nourriture abondante (je viendra y attraper des vifs pour les perches, plus tard) ! Après une petite promenade tout autour, je perçois le bip d'un détecteur de touches; il m'appelle. mais une fois devant, il y a moins d'activité et le froid persiste malgré le soleil présent.

Il est 11 h et il est temps pour moi de rentrer et j'appelle ma femme qui est sur le point de sortir du boulot. Quand elle arrive, j'ai tout remballé, sauf le tapis de réception sur lequel je pose ma belle carpe qui a la particularité d'avoir une petite nageoire caudale (par rapport à sa taille); ce qui ne l'a pas empêchée de grandir et atteindre cette taille et de me livrer ce beau combat. Après avoir posé avec elle, je la remets dans son milieu naturel où je la vois partir tranquillement. Super, j'ai choisi le bon poste et la bonne décision entre étang et rivière ! Rien n'a dire : une de plus !

 

 

 

                           Affaire à suivre !                                                        Dadou

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Rencontre tout en couleur - 2ème et fin -

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Article de Dadou publié le 26 Décembre 2009 à 11:38 dans le blog évolution-carpe Mag
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Nous sommes sur une période où PowerCarp commence à être vide; pour faire passer le temps à ceux qui aiment les récits de carpistes, j'ai relaté quelques sessions hors norme de 2007.

Ensuite viendront celles de 2008 (mon but était de repêcher dans le grand étang de Sainte-Anne que j'avais délaissé, moi le carpiste de rivière).

Voilà un flash-back histoire de !

Pour moi, c'est facile d'écrire et raconter mes journées de pêche au fur et à mesure ! Comme tout challenge, il faut un défi qui tienne la route, se fixer un but. Ce but, je me le donne et je compte bien le respecter. Tout doit être fait dans l'ordre, minutieusement et en avance pour étudier la chose.

J'écrirai mes envies, mes impressions, certaines idées, des données sur les jours précédant ces sessions, les différentes idées d'amorçage, la stratégie et l'approche sur les secteur avec les observations. C'est un travail de longue haleine qui vaut la peine pour le carpiste-écrivain que je suis !

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                                                                          Flash-back 2007

 

Je passe la canne de l'autre côté du gros arbre (à gauche de mon poste) et travaille le poisson sur un secteur qui est un véritable champs de souches (au cm²). Je leur dis de ne pas sauter ! Le poisson montre des signe de fatigue et se laisse ramener en bordure où je sens le fil passer sur les souches.

Quelle surprise pour moi quand je vois apparaître une belle carpe Koï de couleur rouge avec des tache noires ! Je demande à Valentine de me donner l'épuisette pour que je puisse l'attraper; je la décroche directement dans l'eau puis la mets sur le tapis de réception et la regarde sous toutes les coutures : quel beau poisson !

Je suis très heureux car le hasard fait bien les choses.... et la chance aussi, car j'ai fait la 1ère Koï à Sainte-Anne le jour du printemps, et c'est l'automne, aujourd'hui; quel beau cadeau !

 

 

Je la mesure; elle affiche 64 cm pour un poids de 4,180 gr, prise aux pellet ring carpe de Décathlon (les carpes de ce secteur adorent ça) ! Je la place en sac de conservation et dans l'eau pour la montrer à ma femme, qui ne devrait plus tarder à arriver avec le repas et les 2 autres gobe-mouches (on sera 6 pour manger au bord de l'eau).

Comme je n'ai pas le temps de répondre à 1 SMS venant d'elle me demandant quel vin je préfère boire (l'Hérault); elle me téléphone. Je lui signale que j'ai une surprise de taille à lui montrer.

Ver 13 h, elle arrive avec Pierre (qui apporte sa une canne de merde 2m, pour faire .... des gardons) et Apolline qui l'aide à porter les sacs du pique-nique.

Elle a compris que la Koï est dans le sac de conservation qu'elle aperçoit dans l'eau; avant de manger, je vais la chercher et la séance photo commence sous ses yeux admiratifs et devant les gosses (qui n'en ont jamais vue), puis je la relâche dans son élément où nous la regardons s'éloigner doucement avant de disparaître.

L'après-midi se passe tranquillement avec quelques touches discrètes. Le soleil nous grille presque et je suis en slip. Vers 15h30, Pierre me "prévient" de l'arrivée de quelqu'un dans le parc, comme si j'étais à poil ! De loin, ma femme et moi reconnaissons Joël (beau-f) à sa démarche, et sa copine.

Après les salutation, je lui montre les photos de ma dernière prise sur la caméra numérique et la vidéo, puis nous parlons de choses et d'autres quand je reçois 1 SMS de Fabien voulant savoir quant je vais à la pêche. Il apprend que je suis ici depuis 6h (jusqu'à 20 h) et ce que je viens de faire. Il me rejoindra plus tard.

L'après-midi a été tranquille et la soirée pointe le bout de son nez. Ma femme est repartie avec les filles, alors que Pierre est resté avec moi pour tenir une canne en cas de départ simultané; Joël aussi est rentré chez lui. Seul Fabien est là. Les scions de mes cannes bougent doucement; les poissons ne tarderont pas à rentrer sur le coup ! J'enregistre même quelques touches. Les carpes de rivière ne sont pas celles d'étangs; elles sont plus méfiantes et plus difficiles sur le choix des appâts.

Fabien remballe de bonne heure et j'apprécie aisément le calme; il faut attendre 1/2 h avant que les touches reprennent et voir mes scions bouger. Il y a de l'activité en surface; beaucoup de gros poissons se manifestent devant mon secteur (sous les arbres de la rive d'en face). Le soleil est derrière la colline et la fête va commencer.

Pendant 1/2 h, mes lignes sont sollicitées par des poissons, sur mon coup. Ma femme arrive quand la nuit est bien installée; je lui demande de patienter un peu car je sens qu'il va y avoir du sport dans peu de temps. Je me place à gauche de mon rod-pod et regarde les détecteurs de touches (en mode nuit) s'illuminer en même temps que les écureuils, lumineux à chaque fois qu'un poisson touche une ligne.

Il faut peu de temps pour avoir un départ en force (qui ne me surprend pas car je sentait que j'allais avoir le dernier poisson de la soirée); chance ou intuition ? Je prends contact avec le poisson qui a déjà pris beaucoup de fil; de quel côté est-il parti ?

Je ne distingue pas grand-chose, et j'ai encore le flash bleu du détecteur de touche dans les yeux. En attendant que mes yeux s'adaptent à l'obscurité, je décide de brider un peu le poisson qui, finalement, n'est pas très loin de moi : il se débat dans le courant de la rive d'en face !

J'arrive à le faire dévier, il redescend la rivière. Je pourrai mieux le contrôler dans un espace dégagé ! Je vais à l'endroit où vont boire les moutons , entre dans l'eau jusqu'à la hauteur limite de mes bottes. La lune (presque pleine) est juste au-dessus des grands arbres, face à moi; ce qui est parfait car je peux le suivre avec le scion ou avec le fil (que je vois parfaitement).

Je demande à Pierre de me donner l'épuisette car le poisson se débat farouchement tout près de moi. Je la place entre les jambes et le bride un peu plus (car je suis en heures illégales; il suffit d'une fois pour avoir des ennuis). Une fois la carpe près de l'épuisette, je suis interrompu par le bip d'un détecteur de touche, et fais une belle tirée. Je demande à ma femme de surveiller sans bouger, si elle est obligée de ferrer le nouveau poisson qui goûte mon appât; heureusement pour elle, la touche ne suit pas !

Ma carpe est repartie plus loin mais, fatiguée, je peux la faire entrer dans le filet. Une fois en bordure, je passe la canne à ma femme et la décroche directement dans l'eau. Elle semble grosse et lourde; je suis aux anges et mes mains tremblent. Je la pose sur le tapis de réception éclairé par la lune et demande à Pierre d'aller me chercher la lampe-torche, Je pèse le poisson, 8,800 kg pour une jolie commune dodue et tout en muscles.

 

 

Après une séance-photos difficile mais rapide, je relâche le bébé de dernière minute qui rejoint ses congénères la 1ère nageoire dans l'eau.

Je suis trempé et heureux; en ce jours d'automne, je suis gâté. MERCI ! Je suis pressé de revenir et passer une nuit en compagnie de Fifi (ma chienne), qui n'aime pas ça; elle veillera sur moi et me préviendra si quelqu'un arrive de loin (mieux qu'un détecteur de touches).

 

 

Le week-end se termine bien avec la prise de 2 poissons dont une Koï, sur un amorçage bien calculé; reste à voir si la pêche sera possible en semaine car ils annoncent de la pluie et le froid commencera à se faire sentir.

 

 

 

                                   Affaire à suivre !                                        Dadou

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Rencontre tout en couleur - 1ère partie -

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Article de Dadou publié le 23 Décembre 2009 à 19:13 dans le blog évolution-carpe Mag
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Nous sommes sur une période où PowerCarp commence à être vide; pour faire passer le temps à ceux qui aiment les récits de carpistes, j'ai relaté quelques sessions hors norme de 2007.

Ensuite viendront celles de 2008 (mon but était de repêcher dans le grand étang de Sainte-Anne que j'avais délaissé, moi le carpiste de rivière).

Voilà un flash-back histoire de !

Pour moi, c'est facile d'écrire et raconter mes journées de pêche au fur et à mesure ! Comme tout challenge, il faut un défi qui tienne la route, se fixer un but. Ce but, je me le donne et je compte bien le respecter. Tout doit être fait dans l'ordre, minutieusement et en avance pour étudier la chose.

J'écrirai mes envies, mes impressions, certaines idées, des données sur les jours précédant ces sessions, les différentes idées d'amorçage, la stratégie et l'approche sur les secteur avec les observations. C'est un travail de longue haleine qui vaut la peine pour le carpiste-écrivain que je suis !

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                                                                          Flash-back 2007

 

Dimanche, 23 septembre 2007

vers 6h, je me rends au bord de l'eau en compagnie de ma femme, qui a du courage pour supporter une session de pêche qui s'allonge, et qui aime son homme et sa passion qui prend beaucoup de temps. Elle m'aide à transporter tout le bordel sur ma secteur puis repart, et je me retrouve dans mon élément (la pêche, la nature et le calme).

Quel pieds d'entendre le bruit des oiseaux qui se réveillent, les cris d'angoisse des canards qui s'enfuient en volant (dérangés par un gobe-mouches qui va à la pêche de bonne heure), les meuglements des vaches (moment de la traite), les bruits de tracteurs de mon ami paysan (qui ne connaît aucun dimanche de repos), les chants du coq....; je suis ici et rien n'en pourrait me faire partir !

Un coup d'oeil sur le monde qui m'entoure (et que je connais bien) m'indique que le champs est désert, mais en fait plein de vie : malgré l'absence des brebis (elles ont pratiquement toutes fait des petits), il y a des hordes de canards dans les basses d'eau, ainsi que des hérons cendrées qui y cherchent leur pitance (ou insectes et vers dans les herbes humides); corneilles et corbeaux tentent de casser des noix ( volées dans jardins et champs du coin) dans les 2 parcs, cachés sous un épais brouillard que seuls ceux qui se lèvent tôt voient et apprécient.

 

 

Je regardent l'ensemble de la rivière où il y a quelques sauts de brèmes et gardons (qui l'apprécient l'aurore brumeux, quand l'eau commence à chauffer; contrairement à nous qui attrapons la goutte au nez).

Le jour se lève et il est temps pour moi de mettre mon rod-pod et mes cannes en place ! Je prend mon temps pour tout installer correctement (je n'ai pas envie de tout replacer en cours de journée, à cause d'une canne de travers, une ligne mal posée ou pêcher hors du coup).

Une fois le rod-pod en place, j'installe chacune de mes cannes eschée d'un gros pellet huileux au goût de poisson, puis celle au coup avec, de nouveau, un grain de maïs. Maintenant, il fait bien jour.

J'en profite, avant que la brume matinale arrive, pour vérifier que mes montages sont bien placés; parfait, c'est parti pour 3 ou 4 heures sans les relever ! J'amorce également, avant qu'il y ait plus d'activité en surface; je peux enfin n'asseoir... dans l'herbe mouillée (le tapis de réception a pris l'humidité ambiante).

Je regarde mes scions qui bougent; signe que du poisson touche mes appâts ou mes lignes. S'il s'agit d'autres cyprins, les carpes seront attirées par leur remue-ménage. J'enregistre quelques belles touches, mais aucun départ franc ! Vers 8 h, mon regard est attiré par un mouvement le long de la rive d'en face : un renard roux clair avec la face aux traits bien bancs (moins gros que celui du week-end dernier) ; il doit y avoir une nichée dans le secteur !

Ils prennent tous le même chemin ! Il ne semble pas avoir peur de moi et a compris que je ne peux pas traverser la rivière à la nage; il sait différencier un pêcheur d'un chasseur ! Malgré que je l'appelle "maître Fox", il continue sa route et disparaît; malin et rusé renard !

La légère brume ancrée dans le secteur fait place au soleil qui chauffe. Les poissons qui se trouvaient là n'ont plus l'air de vouloir s'alimenter; certainement à cause de la lumière plus vive sur le coup ! Je pense qu'il faut attendre que le soleil tourne pour voir les poissons sur le coup ! Je me concentre sur la canne au coup pour ne pas trouver le temps trop long, durant cette période !

Je change le grain de maïs doux (coupé en morceaux sur une touche que je n'ai pas remarquée) et lance le montage près du coup amorcé en faisant attention à ne pas toucher les montages à carpes; en cas de touche de gros poisson, je n'ai pas envie qu'il fasse le tour des lignes et faire une grosse salade de fruits !

Vers 9h, j'enregistre ma 1ère touche. Je ferre dès que mon flotteur bouge sérieusement (celui-ci est coulissant sans arrêt, il sert de détecteur visuel), et vois la canne plier franco; j'ignore encore de quelle espèce de poisson il s'agit ! Il se débat comme il peut et donne de petits coups de tête: c'est la défense d'un joli chevaine d'1 kg que j'aperçois dans l'eau clair du bord; je n'en ai pas attrapés de si gros depuis longtemps (ils proliféraient dans un autre secteur, dans mon enfance) !

Je le ramène sur la berge et le pose sur le tapis de réception où je constate qu'il a la panse remplie de maïs (le goulu en régurgite beaucoup); il y a une belle diversité de poissons sur mon coup ! Après l'avoir décroché, je le remets à l'eau et le regarde partir tranquillement. A l'hameçon, je remets un grain de maïs doux et relance au même endroit (ce qui n'est pas évident); il faut peu de temps pour enregistrer une touche aussi franche que la 1ère.

Je pique et voilà un chevaine du même gabarit que l'autre ! La curée dure 1/2 h : les chevaines tentent de nettoyer le coin de toute nourriture destinée aux carpes; même un gardon de 25 cm se fait piéger au bout de ma ligne ! Je les garde au bord, dans l'épuisette à carpes pour les prendre en photo avant la remise à l'eau. Ensuite il n'y a plus aucune touche !

Vers 9h30, ma femme me signale que Valérie et Valentine son à l'entrée du parc (la veille, nous avons convenu pour éviter tout conflit entre les 4 spécimen) que 2 viendraient le matin et les 2 autres l'après-midi. Je ne veux aucun bruit, alors je leur coupe un sac plastique pour qu'elle s'assoient dessus; une partie de la matinée reste calme.

A 11 h, avec le soleil d'enfer qui me fait tomber la veste, je décide de faire un amorçage de rappel pour voir si les poissons vont réagir. 1/2 plus tard, mes scions de cannes bougent sérieusement et il y a quelques beaux bip sur l'une d'elles. Je reste attentif près de la batterie car les montages (éloignés les uns des autres) enregistrent de belles tirées; je pense à un banc (de quoi) ?

Il est 11h50 quand une canne se met en action; l'écureuil saute sur un départ en force (mon moulinet se vide plus lentement que d'habitude). Je prends la canne en mains sous les yeux des filles et ferre amplement pour prendre contact avec le poisson qui remonte la rivière.

Je tente de le brider pour le faire changer de direction (et le faire sortir du coup, pour ne pas affoler les autres poissons) et l'emmener où je peux le travailler (loin des souches d'arbres sur ma gauche). Je demande à Valentine de retirer la canne au coup (ver laquelle il se dirige) et à Valérie d'aller chercher l'épuisette après l'avoir vidée de ses poissons (chevaines et gardons). Elle frappe l'eau avec malheureux; ce qui provoque la fuite du mien (plus haut).Je dois le suivre, car si je le bride de nouveau, je risque de le blesser !

 

                                   

                                        A suivre                                                    Dadou

Thème: Sessions de pêche | Département: Meurthe et Moselle (54) Lien permanent | Voir les 2 commentaires
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